Voyage à vélo … où dormir le soir ?

Publié le par Sylvie

La question de savoir où passer la nuit, chaque nuit, était une de nos plus grosses interrogations avant notre départ. Chaque pays est différent : l’hôtel coûte trop cher pour un cycliste au long cours en Europe mais c’est tout à fait abordable en Asie du Sud-Est. On peut camper n’importe où en toute sécurité au Japon mais pas forcément en Amérique du Sud…

Beaucoup de cyclistes font du camping sauvage. Ça ne coûte rien et après une journée de vélo, on a parfois envie d’être tranquille.

En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas des fans du camping sauvage, nous dormons mal ! Nous préférons demander aux locaux un endroit où planter la tente, ce qui nous permet de rencontrer des gens. Il faut seulement être enclin à bavarder le soir (mais pas toujours) alors que parfois, on n’a qu’une envie, se glisser dans son duvet !

Nous avons tendance à camper gratuitement les jours où nous pédalons pour pouvoir nous offrir une chambre d’hôtel quand nous nous posons. Les jours de repos sont souvent consacrés à des courses diverses et variées et nous préférons laisser nos affaires dans une chambre fermée à clef quand nous nous absentons.

Voici une liste (non-exhaustive) des différentes solutions :

- Camping sauvage

- Camping payant

- Chambres d’hôtes ou hôtels abordables (pensez à utiliser vos points si vous avez une carte de fidélité)

- Chez l’habitant (dans une maison ou dans le jardin suite à une demande de notre part ou une invitation)

- Cafés ou restaurants (si vous y dînez puis demandez l’hospitalité, on vous refusera rarement… suivant le pays)

- La police : en Patagonie notamment, les carabineros sont toujours prêts à aider et recommander un endroit pour planter la tente

- Réseaux internet : Warmshowers (un réseau de cyclistes qui hébergent les cyclo-voyageurs), Hospitality Club et Couchsurfing (réseaux plus importants destinés à tous les voyageurs). Cyclo-Camping International est aussi doté d’un réseau d’hospitalité, le CAC.

- Amis et amis d’amis


Nous listons ici pour chaque pays, les différents endroits où nous avons dormi (plus de détails sur la page  Infos pratiques pays) :

 Europe (France, Allemagne, Suisse, Autriche, Hongrie) : campings payants

Serbie, Roumanie, Bulgarie : camping sauvage, payant, chambres d’hôtes et petits hôtels.

Turquie : hôtels, campings payants (sur la côte de la Mer Noire), stations services (de vrais palaces et les Turcs sont toujours prêts à aider), camping sauvage (nous avons traversé le Kurdistan à 6 cyclistes, aucun problème de sécurité !)

Iran : camping sauvage (nous demandions aux locaux et avons campé dans les champs, dans un verger et même près d’un caravansérail) et petits hôtels (nous avons fait relativement peu de vélo, le but était de visiter les sites).

Turkménistan : cafés sur le bord de la route (qui dort dîne … on commençait par dîner puis on demandait un endroit pour dormir et les gens nous laissaient dormir dans la salle ou dehors) et hôtels.

Ouzbékistan : chez les gens (soit nous demandions, soit nous étions invités avant même de demander … et toujours reçus comme des princes), restaurants (sur le bord de la route) et hôtels (villes).

Kirghizstan : chambres d’hôtes dans les villages (abordables et le prix inclut un petit-déjeuner souvent gargantuesque), tente dans le jardin des locaux, yourtes (lac Song Kul) et camping sauvage.

Chine : hôtels et amis. Nous avons tenté une fois l’hospitalité des locaux et cela s’est fini avec la police à 1 h du matin. Nous avons traversé le Xinjiang en juillet 2009, une semaine après les émeutes d’Urumqi, et la police était à l’affût du moindre espion. Comme cette région de Chine était peu enthousiasmante pour pédaler mais que nous avions décidé de la faire, nous nous motivions en dormant à l’hôtel chaque soir. Pour 10 euros, on peut avoir une grande chambre double tout confort (notamment la climatisation !).

Japon : le pays le plus sûr que nous ayons visité. Nous y avons dormi n’importe où : dans les parcs en pleine ville, sur les aires de repos en bord de route, dans le jardin ou les champs des locaux. Deux campings payants et un hôtel en 40 jours ! Nous avons aussi logé chez des amis d’amis et des membres du réseau Warmshowers. Les Japonais sont très serviables et si vous leur demandez un endroit où dormir, ils vous aideront à trouver une solution. Très peu parlent anglais hors des villes mais nous nous débrouillions très bien par signes et avec un petit guide de conversation.

Thaïlande et Laos : guesthouses et amis. Le coût de la vie y est tellement peu élevé qu’à moins d’être des mordus du camping sauvage, vous pouvez vous permettre de dormir en guesthouse toutes les nuits (6 euros la nuit en chambre double avec sdb). Nous avons préféré cette option au vu des nombreux serpents sur le bord de la route.

Australie et Nouvelle-Zélande : très peu de vélo (tendinite aux chevilles de Sylvie). Campings payants, amis et amis d’amis.

Chili et Argentine (Patagonie) : petits hôtels, campings payants et camping sauvage. Dans le sud, comme il faisait très froid et qu’il n’y avait pas d’abris naturels, nous avions pris l’habitude de demander dans les estancias ‘un endroit chaud et sec’ et nous étions invariablement bien reçus. Les carabineros (police) nous ont aussi souvent aidés en nous indiquant un endroit et en nous donnant de l’eau.

Argentine nord : en demandant aux locaux, nous trouvions toujours un endroit pour planter la tente. Petits hôtels.

Publié dans Infos pratiques

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