Tente et sac de couchage

Publié le par Sylvie

Tente

Afin de bien choisir une tente, considérez les questions suivantes :

- Quel type de voyage : quelques semaines, quelques mois, plus d’un an… Si vous partez pour un temps relativement court, une tente pas trop chère n’aura pas le temps de devenir un inconvénient. Pour un long voyage, préférez des matériaux résistants et des dimensions confortables. Dormir à l’étroit pendant deux semaines est supportable mais se cogner l’un à l’autre (ou aux sacoches si vous voyagez en solo) pendant deux ans peut vite transformer des nuits reposantes en cauchemar. Une tente qui se met à fuir 3 mois après le départ pour un voyage d’un an crée aussi des ennuis : perte de temps à en chercher une nouvelle, voire à en faire envoyer une s’il n’y a rien dans le pays où on se trouve, sans compter la dépense supplémentaire.

- La tente est-elle en appoint (vous dormirez surtout en auberges) ou sera-t-elle votre résidence principale ?

- Avez-vous tendance à faire du camping sauvage ou plutôt dormir dans des campings payants voire à demander à des gens pour camper sur leur terrain ? Le camping sauvage met les sols de tente à rude épreuve. Egalement, si votre voyage vous amène à camper hors de campings payants, pensez à la couleur de la tente. Les tentes de montagne sont par exemple très résistantes au vent mais leur couleur rouge ou orange les rend très visibles. Une tente de couleur vert ou kaki sera plus adaptée. Nous avons mis du scotch sur les réflecteurs de notre tente pour ne pas être visibles la nuit.

- Combien de personnes et quel volume de bagages ? Beaucoup de tentes ont une chambre relativement étroite (1.20m). Attention dans ce cas, à ce que les absides ne soient pas trop petites sinon vous serez vraiment à l’étroit si vous voyagez à deux.

Une tente à deux entrées bénéficie d’une meilleure ventilation et est aussi plus pratique si vous voyagez en couple. Ceci dit, nous avons vu de nombreux couples cyclistes avec une tente à une entrée.

Si vous voyagez seul, choisissez une tente que vous pouvez monter seul.

- Quel type de climat : ensoleillé avec parfois de la pluie, très venté, froid, très chaud et sec, pluvieux… Si vous êtes dans le doute ou que votre voyage couvre des climats variés, une tente 4-saisons est une bonne garantie. C’est comme pour les sacs de couchage : s’il fait trop chaud, on peut ouvrir, et quand il fait froid, on est au chaud ! Par temps de pluie, vous aurez besoin de plus de place pour mettre vos vêtements mouillés ainsi que pour vous déshabiller au sec sans mouiller la chambre. Comparez pour plusieurs tentes les indices d’étanchéité du tapis de la chambre et des toiles intérieures et extérieures.

- Poids de la tente : les tentes légères privilégient les tissus et alliages légers et le diamètre des arceaux est souvent plus petit. Quoique les fabricants disent, plus léger signifie souvent moins résistant. Si votre tente est utilisée quelques semaines à l’année, pas de problème. Si par contre vous partez pour plusieurs mois voire plus d’un an, à réfléchir… Pour 2 personnes, une tente entre 3 et 4 kg n’a rien d’extravagant.

Ce qui casse souvent en premier sur une tente : les fermetures éclairs. Nos zips commencent à faire des caprices après deux ans, plutôt une bonne performance. Nous avons vu le cas d’une tente Vaude Hogan XT (très bonne tente en ce qui concerne la résistance au vent et le volume) dont le zip de la chambre a cassé après quelques mois d’utilisation. Les zips ne sont pas une condition sine qua non : vous pouvez très bien acheter une tente qui répond à vos critères et faire changer les fermetures avant le départ !

Entretenir les fermetures éclair de votre tente : Friedel et Andrew de TravellingTwo expliquent ici comment garder les zips d’une tente en bon état (suivant les conseils de Hilleberg). Prenez l’habitude de brosser les fermetures régulièrement (tous les jours s’il y a beaucoup de poussière). Si votre tente ferme mal, la première solution à envisager est de changer la tirette. Ceci se fait assez facilement en enlevant les petits clips plastiques ou métalliques au bout de la fermeture. Passez une nouvelle tirette et remettez les clips. Si les dents de la fermeture sont abîmées (passez la main dessus), alors il faut changer toute la fermeture éclair.

 

En ce qui nous concerne…

Nous sommes partis avec une tente tunnel (Helsport Fjelheimen Camp 3) car on nous avait dit que ce genre de tente résistait mieux au vent. Après trois mois de voyage, nous avons réalisé que d’autres facteurs, plus importants, entraient en compte dans le choix d’une tente.

Nous avons remarqué qu’une tente tunnel se comporte effectivement bien dans le vent, tant qu’il ne tourne pas ! Ce type de tente est peut-être plutôt à préférer pour des régions peu ventées et si on veut une abside très spacieuse. Nous pensions aussi qu’il fallait une tente dont on monte d’abord le toit puis la tente intérieure pour mettre les sacoches à l’abri rapidement en cas de pluie. Finalement, une fois qu’on connaît sa tente, on la monte en quelques minutes.

A Istanbul (juillet 2008), nous avons renvoyé notre tente et acheté une Marmot Nusku 3P dont nous sommes très satisfaits : matériau résistant, structure semi-géodésique qui ne bouge pas même par vent très fort (testée en Patagonie !).

Depuis quelques années, de nouvelles tentes ont fait leur apparition : des tentes semi-géodésiques ou géodésique avec une forme tunnel (Vaude Hogan XT, Mountain Equipment Dragonfly 2XT…). Elles ont l’avantage de combiner bonne résistance au vent et abside spacieuse. Par contre, elles n’ont souvent qu’une entrée.

 

Les éléments que nous estimons importants

- Autoportante : nous avons plusieurs fois eu l’occasion de planter sur du sol rocheux, voire du béton quand on nous offrait l’hospitalité.

Attention ! Une tente autoportante ne vous dispense quand même pas de mettre les sardines. Depuis que nous avons été surpris par des bourrasques de vent, nous mettons systématiquement les tendeurs. Une soirée tranquille peut se transformer en tempête sans prévenir.

- Deux entrées : pour ranger ses affaires sans se gêner (quand on voyage à deux) et avoir une  bonne ventilation.

- Géodésique ou semi-géodésique : la Marmot Nusku a trois arceaux croisés et une forme aplatie. Par vent fort, elle ne bouge pas contrairement à notre ancienne tente tunnel qui oscillait et faisait du bruit dès que le vent tournait.

- Matériaux résistants : qu’importe un kg supplémentaire, nous préférons une tente résistante qui va durer plusieurs années (la Marmot Nusku pèse presque 4 kg).

- Seul regret pour notre tente: les absides sont un peu petites. Difficile de cuisiner ou se débarrasser de ses vêtements humides quand il pleut. La prochaine fois, nous prendrons peut-être sa grande sœur, la Marmot Asgard 3P.

Nous glissons deux tapis de sol sous la tente (de façon à couvrir la surface chambre+ absides). Ils limitent l'usure du tapis de la chambre et évite que nos sacoches se salissent dans les absides. Les vélos dorment à côté de la tente, protégés de la pluie et des regards curieux sous une bâche qui fait du bruit quand elle bouge. On met aussi parfois une alarme qui se déclenche avec le mouvement.

Sardines : nous en avons essayé plusieurs types avant d’en trouver des résistantes : droites avec une section en étoiles à trois branches (Marmot) et, pour les sols vraiment durs, des sardines MSR qui ressemblent à de gros clous. Les pires sont les sardines avec un pas de vis, censées rentrer facilement dans le sol. Ce sont les premières à se tordre.

Attention tente mouillée ! Si vous pliez votre tente mouillée ou très humide le matin, pensez à emballer séparément la chambre (sèche) et la toile extérieure (mouillée). Sinon, le soir, la chambre sera trempée (nous avons fait l’erreur une fois mais pas deux !).

Nettoyez votre tente régulièrement : le matériau de notre tente a tendance à se rétracter avec la poussière et la sécheresse. Un bon coup d’éponge et elle retrouve sa souplesse.

Fil à linge : pensez à installer une ligne à l’intérieur de la tente, très pratique pour faire sécher chaussettes humides, torchon, serviette de toilette…


Sac de couchage

Duvet ou synthétique ?

Duvet

+ Léger, peu volumineux

- Sèche lentement une fois mouillé, cher

 

Synthétique … l’opposé du duvet ! Plus lourd et volumineux que le duvet à température équivalente mais moins cher.

 

Partant du principe qu’un sac de couchage passe ses journées dans un sac étanche et les nuits au sec dans la tente, nous sommes partis avec deux sacs de couchage en duvet d’oie, des Rab 600. Quelques semaines après le début du voyage, celui de Sylvie est malencontreusement passé sous un train et nous avons racheté un Valandré Blue 600. Le tissu extérieur du Valandré semble plus résistant et surtout il est garanti par Valandré. Dans l’ensemble les deux se valent, chacun d’entre nous est satisfait de son sac !

Si vous partez pour un long voyage, prenez peut-être un sac de couchage plus chaud (plus épais) que ce que vous auriez choisi initialement. Avec le temps, le duvet souvent comprimé perd de son gonflant et de son pouvoir chauffant.

Conseils

Pensez à sortir vos sacs quand vous vous arrêtez plusieurs jours pour qu’ils reprennent du gonflant. Les mettre au soleil leur redonne du volume et enlève les mauvaises odeurs.

Un sac en soie évite de salir votre sac et vous fait gagner quelques degrés en chaleur.

 

Matelas

Il existe beaucoup de marques. Nous avons des Thermarest Regular 3.8. Nous avons aussi vu beaucoup de cyclistes avec des matelas Exped. Nous vous conseillons de prendre un matelas entier (et non ¾) pour le confort et l’isolation au sol (protège du froid).

 

Dégonflez votre matelas ! Ne laissez pas votre matelas gonflé dans la journée dans la tente ou au soleil, le matériau se décolle et crée de grosses bulles. Ouvrez la valve le matin si le matelas passe la journée dans la tente.

Publié dans Infos pratiques

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