Retour sur Bangkok en passant par Auckland

Publié le par Sylvie

Aéroport de Melbourne 20/05

Robin nous dépose à l’aéroport, c’est l’heure des adieux bouhouhou. L’enregistrement prend un temps fou, il y a un groupe de Chinois devant nous et les hôtesses vérifient tout leur trajet. Enfin c’est notre tour :

L’hôtesse : Vos billets et vos passeports SVP, ce sont vos bagages ?

Ben & Sylvie : Oui, oui.

H : Et vous allez où après la Nouvelle Zélande ?

B&S (croyant qu’elle s’intéresse à notre voyage) : En Thaïlande !

H : Vous avez un ticket d’avion pour le prouver ?

B&S : oui, bien sûr, le voilà (héhé, on n’est pas stupide, ma petite dame)

H : Ahhhhhh, attendez une petite minute SVP

Elle feuillette son manuel puis va chercher son superviseur. On se regarde avec Sylvie, mais qu’est ce qu’ils veulent maintenant ! On entend juste : ‘Non, non, tu continues jusqu’à ce qu’ils arrivent dans leur pays’. Nos visages se décomposent, qu’est ce qu’ils vont encore nous inventer, une nouvelle loi débile ! L’hôtesse revient...

H : Où allez-vous après la Thaïlande ?

B&S (couleur du visage : presque blanc) : Le Kazakhstan

H : Avez-vous un ticket pour y aller ?

B&S (livides) : Non, nous comptons l’acheter en Nouvelle-Zélande ou en Thaïlande

H : Ahhhh et après le Kazakhstan ?

B&S (flageolants) : La Chine

H : Humm, je vois.

B&S (les jambes en coton) : Excusez-nous mais nous faisons le tour du monde à vélo, cela risque de prendre du temps si vous voulez connaitre tous les pays. On a encore l’Amérique du Sud et du Nord à faire !!!

H (commence à montrer un peu de compassion) : Voyez-vous, vous ne pouvez pas entrer en Thaïlande sans un ticket d’avion valide qui prouve que vous allez sortir du pays sous 30 jours.

B&S : Ah bon ! Mais ce n’est pas grave, on l’achètera cette semaine.

H : Oui, mais si vous n’avez pas de ticket pour sortir de Thaïlande maintenant, je dois considérer que vous ne pouvez pas rentrer en Thaïlande ni, par conséquent, sortir de Nouvelle-Zélande. Sans preuve valide que vous pouvez sortir de Nouvelle-Zélande, vous ne pouvez pas non plus y entrer. Je suis désolée mais je ne peux pas vous laisser partir.

B&S (pulsations à 180) : C’est quoi cette histoire, c’est bien la première fois qu’on nous demande tout notre trajet et nos visas !

H (petit air mutin): Ce sont les nouvelles directives, regardez, c’est l’édition du règlement pour mai (nous sommes le 2 mai !!)

B&S : (couleur du visage : vert) : Mais c’est aberrant, enfin, on ne peut tout de même pas avoir tous ses billets et visas en avance quand même.

H : Je suis désolée...

Une discussion animée s’ensuit, nous essayons de la convaincre mais pas moyen. Mais au bout de 15 min...

H : Il y a peut-être un moyen.

B&S : Ahhhhh.

H : Votre visa australien est toujours valable. Vous pouvez acheter un billet retour pour Melbourne et c’est une preuve suffisante pour prouvez votre sortie de Nouvelle-Zélande.

B&S : Oui mais où va-t-on trouver un billet à cette heure-ci ? (il est 17h50)

H : Humm, peut-être chez Air New Zealand

B&S : Mais vous avez vu l’heure, dans combien de temps fermez-vous l’enregistrement ?

H : Euh… 15 minutes.

B&S : Où est le comptoir Air New Zealand ?

H : Là-bas, dans l’autre section (à l’autre bout quoi).

B&S : Ok, on peut laisser nos bagages, on en a pour deux minutes ?

H : Ah non, vous ne pouvez pas laisser vos bagages sans surveillance.

Grrrr … mais comment en est-on arrivés à toutes ces lois débiles ??

Ben fonce à travers le terminal, évite de justesse deux hôtesses. Il regarde partout, pas moyen de trouver un comptoir Air New Zealand. Le comptoir de Qantas se profile à l’horizon, il décide de tenter sa chance. Il arrive en courant, manque de s’étaler par terre et bousculer la queue comme une rangée de dominos. Deux femmes devant prennent leur temps et bavardent avec l’employée. Ben bouillonne intérieurement. Dépêchez-vous bon sang ! Une employée arrive.

E : Je peux vous aider?

Ben lui explique carrément son problème et qu’il lui faut des billets remboursables.

E : Je ne fais que les vols domestiques, vous devez attendre qu’une des deux employées se libère. Quand est votre vol ?

B (regarde sa montre) : L’enregistrement se termine dans 10 min !!

E : Quoi !!!!

Elle essaye de presser les deux autres hôtesses. Les 2 pou*****es qui sont devant et qui ont tout entendu ne se pressent toujours pas. Graaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

La deuxième hôtesse est enfin libre, elle est au courant de la situation et fait tout son possible. Les billets sont chers et il faudra payer 60$ par billet pour annuler. Tant pis, nous n’avons pas le choix. La carte ne marche pas, plus d ‘argent, greuuuuuuu, heureusement qu’on a celle du compte anglais. Les billets semblent prendre trois heures à imprimer. Allez, allez ! Il ne reste plus que 5 minutes, les billets en main, Ben retraverse à la vitesse de l’éclair tout le terminal, les gens doivent le prendre pour un taré ! Il arrive en dérapage au check-in, juste le temps de poser les billets sur le guichet et continue sa glissade sur 1 mètre. Il revient sur ses pas, essoufflé.

B : Voilà, les billets !

H : Très bien, mais vous savez qu’il vous faudra payer pour les bagages en excès ?

B&S : (en français) ça m’aurait étonné, bande de rats !, (en anglais et avec un sourire forcé) oui, oui, bien sûr, pas de problème.

H : Vous avez 25kg en surpoids mais je vais mettre 20kg.

B&S : Trop aimable !

En toute honnêteté, Virgin Blue est super pour les bagages. Ils ne chargent presque rien pour les vélos et les kg supplémentaires, on ne peut vraiment pas se plaindre.

Ouf, nous récupérons enfin nos cartes d’embarquement et fonçons vers la porte d’embarquement. Nous sommes rouge écarlates en rentrant dans l’avion tellement on a eu chaud (dans tous les sens du terme !). Et Sylvie qui pensait avoir largement le temps de dépenser ses derniers dollars australiens au magasin de journaux en est pour ses frais ...

 

Retour chez les Kiwis

Auckland 02/05 – 10/05

Après 3 heures de vol, nous voilà enfin à Auckland où la température a vite fait de nous rafraîchir. Arrivés à la douane, c’est le comble, l’officier ne nous demande même pas une preuve de sortie, tout ca pour rien !!!

Nous dormons à l’aéroport car il est trop tard (2h du matin) pour nous rendre chez Dennis et Brigitte, des amis de bons amis en Angleterre. Apres avoir dégusté un McDonald vite fait bien fait (peut-on faire autrement ?), nous nous allongeons sur les bancs dans l’aire d’arrivée. La nuit est agitée, des avions arrivent toutes les heures. A 8h du matin, nous partons pour Howick, une banlieue au sud-ouest d’Auckland. A notre arrivée, nous sommes accueillis par Dennis (Néo-Zélandais) et Brigitte (Française) qui ont la gentillesse de nous héberger chez eux cette semaine.

Apres un petit déjeuné copieux, Dennis et Brigitte nous emmènent visiter les alentours d’Auckland, en particulier les points de vue sur les hauteurs de la ville. Nous visitons également le MOTAT (musée des transports) : vieux trains, vieilles voitures et même des vieux avions, Ben est ravi ! Nous faisons même un petit tour dans un ancien tramway, c’est Sylvie qui est ravie cette fois-ci !

Le lendemain, Dennis invite Ben à faire un tour en avion au dessus de Coromandel. Ben est aux anges, il adore les petits coucous. Dennis est dentiste mais aussi pilote à ses heures. Il a un petit biplace à hélices. Ils partent pour la journée faire le tour de Coromandel, c’est sympa de faire en avion ce que l’on a fait en voiture, la vue est bien plus belle d’en haut ! Pendant ce temps, Brigitte et Sylvie visitent le village historique de Howick où des volontaires ont reconstitué le style de vie des gens il y 150 ans. Des cottages des années 1840 ont été démonté et remonté et forment maintenant un petit village. Les pièces ont été meublées avec du mobilier d’époque. On voit aussi une ancienne école, un moulin, une église (où on peut encore se marier !)… Les filles en profitent bien évidemment pour aller boire un café et manger des gâteaux.

Brigitte nous invite à aller voir une pièce de théâtre Néo-Zélandaise sur l’ANZAC. ANZAC est l’acronyme de ‘Australian and New Zealand Army Corps’ (corps d'armée australien et néo-zélandais). Ce nom désigne les troupes originaires d'Océanie ayant combattu durant la Première Guerre Mondiale. Des cérémonies commémoratives sont organisées aussi ailleurs, en Europe, par exemple, et en particulier en France, sur les sites de la bataille de la Somme, à Villers-Bretonneux. Il est de tradition que les membres de la famille d'un soldat tué ou disparu, visitant les lieux de mémoire, fixent un coquelicot de papier ou de tissu sur la tombe ou, à défaut, à côté du nom gravé sur un monument. La pièce est très intéressante pour nous qui ne connaissions pas ce côté de la Nouvelle-Zélande.

Nous passons le reste de la semaine agréablement chez Dennis et Brigitte à nous relaxer et aussi à finaliser les derniers éléments nécessaires à la suite de notre voyage. Nous n’avons aucune envie de nous retrouver dans la même situation qu’à Melbourne ! Nous achetons donc notre vol Bangkok-Almaty et finalisons les visas pour le Kazakhstan et le Khirghistan.

Nous gardons le meilleur pour la fin… un ancien collègue et meilleur ami de Ben, Richard, nous rejoint à Auckland, il est en voyage d’affaires ici, en même temps que nous ! C’est drôle de se retrouver un an après, à l’autre bout du monde. Il n’a pas changé, toujours aussi hilarant, encore heureux ! Nous passons un super après-midi avec Richard, Stefan et Roger. Les retrouvailles sont trop courtes à notre goût, seulement 3 heures car Richard et ses collègues repartent pour l’Europe le soir même. Peut-être le reverrons-nous en Chine !

Le soir nous retrouvons Sig et Emma chez qui nous étions restés la dernière fois. Nous passons une bonne soirée en leur compagnie à boire, manger et surtout discuter et rigoler. Malheureusement nous devons déjà repartir, nous reprenons l’avion pour Bangkok le lendemain. Nous disons au revoir à Sig et Emma et repartons chez Dennis et Brigitte.

 

Aéroport de Bangkok 10/05

Le dimanche matin, une navette nous emmène à l’aéroport. Dennis et Brigitte ont la gentillesse de nous accompagner. Nous craignons un peu de nous retrouver dans une situation comparable à celle de Melbourne. Grâce à la carte Star Alliance Gold de Ben (périmée depuis 10 jours), nous nous faufilons dans la queue pour la Business Class. L’hôtesse est très sympathique. Nous lui expliquons que nous avons contacté Thai Airways à Auckland et qu’ils sont d’accord pour nous offrir la moitie de l’excédent de bagage. Elle appelle son superviseur... Nous suons ...

Le superviseur fait un petit calcul, il est sympa et nous accorde les 20kg supplémentaires pour les membres Gold. Il ne comprend pas le petit papier où nous avons écrit ce que Thaï Airways nous offrait. Nous sommes censés payer 30kg mais il comprend qu’on nous offre 30kg ! Nous avons beau lui expliquer (pour un peu on le supplierait de nous faire payer plus cher !), il appelle le chef d’escale qui lui dit qu’il n’y a pas de problème pour nous faire seulement payer 9kg ! Nous sommes super contents et les remercions chaleureusement. Ca valait la peine de les appeler avant pour négocier !

Surfant sur notre chance, nous nous présentons à la lounge avec la carte Gold périmée et réussissons, quelle journée ! Cela fait toujours du bien une petite bière avant de voler :o)

Nous disons un dernier au revoir à la Nouvelle-Zélande avant de nous envoler pour Bangkok où nous retrouvons (pour la troisième fois !) Stéphanie et Yannick.

Publié dans Nouvelle Zelande

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