La Terre est petite

Publié le par Sylvie

Oamaru - Auckland ... 24/02 - 19/03

Nous quittons la côte et roulons en direction de l'ouest. Il est temps d'aller voir quelques montagnes ! En chemin, nous retrouvons Tim et Mat. Ils se sont arrêtés à Elephant Rocks, une plaine parsemée de gros rochers aux formes bizarres. On passe quelques heures dans le vent et le froid, les garçons escaladent tant qu'ils peuvent tandis que Sylvie prend des photos, chaudement emmitouflée dans trois vestes. On se sépare après une tasse de thé et quelques biscuits. Le mont Cook apparaît au loin sur la route, un cône coiffé de neige et de glace. La route passe au milieu d'une vallée. D'un côté des collines jaunies, de l'autre un lac bleu. Le paysage doit être magnifique à l'automne avec les arbres jaune-orangé. Avant même de sortir de la voiture, le froid nous saisit. Le vent dévale la montagne et se refroidit en passant sur le glacier. Le camping est en fait un grand parking au pied de la montagne. On repère rapidement la voiture de Tim et Teresa. Ils sont partis faire une marche de deux jours, on les verra demain. On dîne à l'arrière de la voiture, le coffre ouvert, en regardant avec envie les lumières s'allumer dans les camping-cars autour de nous. Les veinards, ils sont au chaud !

Le lendemain, une petite balade de quelques heurs nous fait découvrir les environs. Le sentier est, comme d'habitude, parfaitement tracé au milieu des rochers. Le passage le plus dangereux est sans doute quand il faut enjamber une grande flaque sur le sentier à flanc de montagne. Mais un grillage nous empêche de tomber ! Nous pique-niquons près d'un petit lac encombré de glaçons. Sur le retour, qui voilà ? Tim et Teresa qui ont fini leur marche. Leur excursion était plus spectaculaire que la nôtre : nuit dans un hutte (un refuge) et lever de soleil sur les glaciers environnants... Le temps hésite toujours entre nuageux et pluie donc nous décidons de repartir le jour même. On va bien finir par trouver le soleil ! Nous dormons au bord du lac Alexandrina, juste à côté du lac Tekapo. Il pleut toujours ce qui ne semble pas déranger les canards mais nous, oui ! Le lendemain, la pluie s'est arrêtée et nous prenons le petit déjeuner au soleil. La surface du lac est parfaitement lisse, les arbres et le ciel s'y reflètent comme dans un miroir. Nous passons une bonne partie de notre temps à chasser les canards intéressés par nos miettes. Jusqu'à ce que Teresa ait la bonne idée de les chasser jusqu'à l'eau ! Nous montons jusqu'à l'observatoire du mont John d'où nous avons une superbe vue sur le lac Tekapo, long d'une quarantaine de km. L'observatoire a été installé ici car le ciel est  particulièrement clair dans cette région. Les rayons du soleil combinés à une fine poussière de rocher en suspension dans l'eau donnent une couleur bleue turquoise au lac. Pour une fois, nous avons de la chance, le soleil brille ! Après un pique-nique à l'observatoire avec une magnifique vue sur le lac et des plaines s'étendant à l'infini (les plaines du Mordor ?), nous nous séparons. Tim et Teresa montent vers le nord, reprendre la cueillette de fruits près d'Abel Tasman. Nous repartons à l'est vers la péninsule de Banks.

La péninsule de Banks, au sud de Christchurch, a failli être une colonie française. Mais le temps que les Français arrivent pour établir une station baleinière, les Maoris avaient pratiquement tous signés le Traité de Waitangi qui établissait la souveraineté de l'Angleterre sur la Nouvelle Zélande. Quand les Français sont arrivés, le drapeau anglais flottait déjà sur Akaroa. Aujourd'hui, les noms de rue en français et quelques hôtels comme le Motel La Rochelle donnent un vernis français mais ne trompent personne. Il n'y a même pas une pâtisserie ! Nous nous laissons tenter par la route au sommet des crêtes mais changeons vite d'avis. Le brouillard nous bouche la vue  et la route serpente en lacets à flanc de montagne. C'est dangereux et la vue sur la péninsule est bouchée. Tant pis, nous redescendons et remontons sur Christchurch par la 'route du bas'. Le soir, nous retrouvons Liz, Steve et les garçons avec plaisir. Nous nous attablons devant un magnifique dîner d'agneau rôti et de légumes grillés au four préparé par Steve. Le lendemain, nous repartons pour Arthur's Pass, à l'ouest à nouveau. La route que nous empruntons est parcourue chaque année par des centaines de sportifs lors de la 'Coast to coast race' qui se tient chaque année mi-février. Les participants s'affrontent sur un ou deux jours (suivant le type de compétition) en individuel ou en relais. La course s'étend sur 243 km, course à pied, vélo et kayak. Aujourd'hui, il ne fait pas très beau (pour changer). Nous comptions dormir à Arthur's Pass mais, finalement, le camping est en réalité un petit parking au bord de la route. Sous la pluie et dans les nuages, le col n'a rien de très excitant. Nous continuons donc vers l'ouest et dormons dans un (vrai) camping près du lac Brunner. Nous rencontrons deux cyclistes qui commencent un peu à désespérer sous toute cette pluie. Sans compter qu'il y a une pente à 16% à monter dans leur sens (ils vont vers Christchurch). Sylvie a d'ailleurs tenté de passer en manuel en seconde pour utiliser le frein moteur dans cette pente. Mais étant peu habituée, elle s'est concentrée sur la boite de vitesse et failli heurter la glissière de sécurité ! Plus de peur que de mal...

Nous remontons ensuite vers le parc national des lacs Nelson. Pas de trace de Mat et Tim à Murchison. Le 'festival' de rafting auquel ils participaient est fini. Quand à Tim et Teresa, ils sont aussi introuvables. Le temps étant mauvais, ils ont dû abandonner l'idée de marcher dans les parcs et monter directement à Motueka. Les lacs Rotoroa et Rotoiti sont magnifiques, une belle étendue d'eau bleu profond nichée entre des montagnes. Mais on se fait dévorer par les sandflies, de minuscules insectes (comme les nonos africains). Ils sont pires que les moustiques : on ne les entend pas et ils sont tellement petits qu'on n'arrive même pas à les écraser. Et leurs piqûres grattent et laissent des traces pour plusieurs semaines. Ben est content, pour une fois Sylvie se fait autant dévorer que lui, il y a une justice ! Le soir nous rencontrons David et Jean, deux Australiens retraités qui s'apprêtent à entamer un grand voyage en ... bateau! Ils quittent l'Australie d'ici quelques mois et comptent naviguer jusqu'en France. Nous sommes tout excités (surtout Sylvie) et passons la soirée à parler bateau !

Nous prenons le ferry à Picton, retour sur l'île du nord où nous nous réjouissons déjà d'affronter le Tongariro Crossing. Nous commençons par visiter Napier, une ville au sud-est de l'île qui a été totalement détruite par un tremblement de terre le 3 février 1931. D'habitude, quand une ville est détruite, la deuxième version est décevante (pensez à toutes ces villes françaises qui ont perdu leur âme après la 2nde Guerre Mondiale). Ici, bonne surprise, la nouvelle Napier a beaucoup de charme. Les habitants ont tourné la catastrophe à leur avantage en agrandissant la ville (40 km2 ont été gagnés sur la mer suite au tremblement de terre), élargissant les avenues et en donnant un sentiment d'unité à la nouvelle ville. L'Art Déco était l'art dominant des années 30 et a transformé l'architecture de la ville. Tous les bâtiments du centre ville sont bâtis suivant les critères esthétiques de l'époque et incorporent aussi des motifs géométriques maoris. Avec les années, les habitants y ont attaché moins d'importance et les couches de peinture successives ont dissimulé les motifs. Dans les années 90, le centre ville a été 'redécouvert' et réhabilité. Napier est maintenant classé Héritage Mondial de l'UNESCO. Nous passons une matinée complète à découvrir la ville, promenade d'autant plus agréable que le soleil brille et nous réchauffe.

Nous montons ensuite sur Taupo où, surprise, surprise, nous retrouvons Bruno ! Nous avions échangé quelques emails et nous étions donné rendez-vous. En passant au i-Site vérifier la météo, Ben découvre son vélo ! Pas de Bruno aux alentours mais on le retrouve quelques heures plus tard au camping gratuit au nord de la ville, au bord de la rivière. Pas de chance, nous voilà repartis pour du mauvais temps. Nous passons les deux jours suivants à attendre que le temps se lève. Bruno se lève tôt (très tôt !) un matin pour aller assister à un triathlon. Pas n'importe quel triathlon, c'est le Iron Man de Taupo. Bruno avait l'habitude de participer et il est d'ailleurs devenu notre référence en matière d'athlète ... enfin, référence inatteignable !! Nous ne sommes pas aussi passionnés, nous assistons donc à une partie de la course l'après-midi avant de descendre sur Turangi en espérant que la météo s'arrange pour le Tongariro Crossing. Bruno nous rejoint le soir à vélo, tout léger, ses sacoches ont roulé en voiture pour une fois ! Le lendemain, nous nous levons à l'aube et prenons un bon petit déjeuner avant de nous attaquer aux 7h de marche du volcan. Le ciel a l'air clair, on prie très fort pour le beau temps. Le Tongariro Crossing est réputé comme une des plus belles marches de Nouvelle Zélande, au milieu des volcans. Nous marchons quasiment à la queue leu leu tellement il y a de marcheurs enthousiastes (il faut dire aussi que tout le monde attendait une éclaircie depuis trois jours). Le paysage commence juste à devenir intéressant, volcanique, rocailleux et désertique à souhait quand une masse de nuages nous fond dessus. En quelques minutes, nous sommes enveloppés de brouillard et nos vestes se couvrent de fines gouttelettes d'eau. Nous continuons à avancer tout en gardant le moral, c'est sûr, une fois en haut, on sera au-dessus des nuages et on aura une belle vue. Une fois en haut, le brouillard nous bouche la vue, on n'y voit pas à 5 m et un vent terrible manque nous faire dévaler la pente difficilement montée. Nous nous accrochons l'un à l'autre et pendant ce qui nous semble être une éternité, nous longeons une crête, poussés par les bourrasques. Nous pique-niquons aux fameux lacs émeraude et profitons d'une éclaircie de quelques minutes pour prendre quelques photos. Bruno est resté en arrière pour faire une ascension supplémentaire mais on ne voit pas trop l'intérêt puisque que tout est dans le brouillard. La dernière partie de la marche est interminable, dans la forêt et sur des chemins boueux et glissants. Le soir, nous sommes fatigués ... manque la satisfaction d'une belle balade ! Pendant que nous nous préparons un bon repas, une fille nous aborde, nous demande nos noms, d'où on vient, si on est en vacances ... Elle est toute seule et on suppose qu'elle cherche un peu de compagnie. Elle nous explique qu'elle est juste de passage pour nuit et que demain, elle prend le bus pour Wellington. 'Comme moi !' s'écrie Bruno. Quelques instants plus tard, elle farfouille dans le frigo et quitte la cuisine avec deux sacs remplis de nourriture. On trouve un peu bizarre qu'elle sorte toute la nourriture alors qu'elle ne repart que le lendemain ... Deux garçons entrent ensuite, ouvrent le frigo et : 'On a été volé !'. Ça s'est passé en cinq minutes et on n'y a vu que du feu. La fille a littéralement vidé le frigo ! Ben, inquiet, bondit au 2e frigo, ouf, ses bières sont toujours là ! C'est le deuxième vol dont nous sommes témoins en Nouvelle Zélande. La première fois, c'était quelques jours après notre arrivée, à Rotorua. Nous nous levons un matin et apercevons un sac à dos ouvert loin de toutes les tentes. Plutôt bizarre pense-t-on. Jusqu'à ce qu'une fille court le chercher. Bilan : appareil photo volée. Ce matin-là, on verra cinq campeurs porter plainte à la police. La semaine d'avant, c'était parait-il onze voitures en une nuit ! Dans le cas du vol du frigo, nous sommes invités à faire une déclaration à la police. Ils ont déjà un dossier avec une photo. On ne reconnaît pas la fille mais la police est convaincue que c'est elle. Il faut dire que même entre nous, nous ne sommes pas d'accord sur sa description ! Ben dit qu'elle avait les cheveux bouclés et Sylvie, les cheveux raides. Quant à Bruno, il sait déjà qu'il ne la verra pas dans le bus.

Nous souhaitons bonne chance à Bruno et continuons vers le nord tandis qu'il entame son périple en Nouvelle Zélande, vers le sud. On espère qu'il aura plus de chance que nous avec le temps. Nous visitons la péninsule de Coromandel, à l'est d'Auckland. C'est tellement proche d'Auckland (moins de 200 km) que la péninsule est devenue l'endroit favori pour le week-end. A l'est, des petites villes s'étendent le long de la côte et, pour un peu, on se croirait à Miami : promenade en bord de mer bordée de palmiers, immeubles avec grands balcons ... L'ouest est plus sauvage et nous roulons une soixantaine de km sur des routes en terre pour atteindre Port Jackson tout au nord. Ben en profite pour prendre le volant et Sylvie savoure cette petite pause. Au fur et à mesure que notre séjour approche de sa fin, nous découvrons de plus en plus de sites que nous voulons voir ! En moyenne, on roule entre 200 et 300 km par jour. Sur une autoroute, ce n'est pas très difficile mais sur des petites routes sinueuses ça devient vite fatiguant. Et comme Ben ne se sent pas suffisamment en confiance pour conduire, c'est Sylvie qui joue les chauffeurs ! Sauf quand les seuls dangers sur la route sont les moutons ... mais c'est rare ! Nous avons d'ailleurs remarqué que les Néo-Zélandais conduisent de façon déplorable. Sur l'île du sud, il y a une majorité de touristes ce qui explique peut-être que la conduite des autres voitures ne nous ait pas choqué. Mais à peine a-t-on posé le pied sur l'île du nord que les voitures se transforment en dangers ambulants. Leur jeu favori consiste à traverser ou s'engager sur la route alors qu'on arrive à pleine vitesse. Combien de fois on râle parce qu'une voiture s'engage devant nous et qu'on a à peine le temps de freiner ! Mais à quoi s'attendre quand on donne le permis à partir de 15 ans ?

Après Coromandel et ses côtes rocheuses qui nous rappellent la Bretagne, nous remontons vers le nord. Sur la route, nous passons une fabrique de cosmétiques bios, justement la marque que Sylvie a acheté à Auckland. Elle aimerait bien s'arrêter mais on n'a pas le temps! Elle se réconforte un peu plus loin quand on trouve une bibliothèque qui vend des livres pour 1$ !! Et un peu plus loin encore avec une glace au yaourt et aux fruits rouges mmmm... Nous passons Waitangi où le traité plaçant la Nouvelle Zélande sous la souveraineté de l'Angleterre a été signé par les chefs maoris et les militaires anglais. Malheureusement la traduction maorie était loin de retranscrire le texte anglais avec précision, en partie à cause des différences de culture (les Maoris n'avaient pas la notion de propriété de la terre par exemple). Nous atteignons Ninety Mile beach ou la plage longue de 90 miles (145 km).C'est une immense plage de sable blond dont on ne voit même pas le bout, battue par le vent et les vagues de la mer de Tasmanie.

Nous redescendons par la côte ouest. Ben a repéré une petite auberge de jeunesse sympa. On aime bien camper près des auberges de jeunesse. On profite de la cuisine et du salon qui sont souvent plus agréables que dans les campings. L'auberge se révèle être une maison perchée dans la forêt, bâtie sur pilotis. La cuisine et le salon sont effectivement très agréables, poutres apparentes et plafond mansardé mais ... c'est cher ! Il faut payer 15$ pour dormir sur le parking plus encore 15$ rien que pour utiliser la cuisine ! Tant pis, on repart en direction du ferry pour  traverser Hokianga Harbour. Le ferry n'arrive pas avant une demi-heure, chouette ! On entame nos nouveaux livres tout en grignotant des crackers au romarin avec de la tomato relish (une délicieuse sauce tomate spéciale fromage) et du cheddar. Ajoutez à tout ça une bonne station radio, le soir qui tombe et la pluie qui frappe aux vitres ... qu'est-ce qu'on est bien dans une voiture ! En 10 min, le petit ferry nous transporte de l'autre côté et nous trouvons un camping dans nos moyens à Rawene avec une gérante super sympa. Elle nous accompagne jusqu'à notre emplacement de camping !

Nous voilà à la fin de notre road trip. Snif, on est un peu triste de devoir rendre notre belle voiture, on s'y était attaché, il y faisait bien chaud et elle nous procurait un sentiment de sécurité et d'indépendance appréciable. Le soir, nous faisons la connaissance de Sig, Emma et Lilou, leur fille de 2 semaines. Ce sont des amis de Benoît et Albane (la sœur de Sylvie). Depuis que nous sommes en Nouvelle Zélande, plusieurs personnes nous ont envoyé des contacts et nous leur sommes vraiment reconnaissants tout comme à nos hôtes. Rencontrer des 'locaux' (même si Sig et Emma sont Français !) est devenu notre raison première de voyager. En plus, nous apprécions vraiment de loger dans une vraie maison, tous ceux qui ont campé plus d'une semaine se reconnaitront. Et on reprend contact avec la vie réelle au lieu de se sentir dans une bulle, on parle travail, bébés (ahaa) et voyages bien sûr. Nous passons une chouette soirée devant un magnifique plat de spaghetti bolognaise, entrecoupée par les tétées et les changements de couches :o)

Le lendemain, Sig nous accompagne à l'aéroport. Nous disons au revoir à notre Titine puis Sig procède à un échange : nous contre un autre couple français qui arrive de Christchurch et vient passer deux semaines de vacances sur l'île du nord. Ils viennent aussi participer à une rencontre de navigateurs et regarder les bateaux d'occasion. Ils projettent de rentrer en France en bateau ! Ben doit traîner une Sylvie désespérée ('Tu es sûr, on ne peut pas changer notre billet ?') jusqu'au hall de départ. Quelle malchance ! A Christchurch, nous sommes accueillis à l'aéroport par Liz (ça non plus, ça ne nous arrive pas souvent !). Nous fêtons son anniversaire le soir même avec des plats indiens. Nous passons ensuite une semaine à nous préparer selon le même rituel : emballage des vélos, empaquetage des sacoches dans des grands sacs en plastique etc. Steve nous offre notre première leçon de surf. Nous sommes assez hésitants : aller surfer en plein automne à 6h du soir ? Ben le grand frileux craint le pire, il tremble de froid rien qu'à l'idée. Et Sylvie ne déborde pas d'enthousiasme non plus. Mais nous n'en laissons rien paraître et pour finir cette leçon de surf reste un de nos meilleurs souvenirs de Nouvelle Zélande ! Nous commençons par apprendre sur le sable puis tout le monde à l'eau ! Dès les premières minutes, une vague balance la planche de surf sur le nez de Sylvie qui en pleure de douleur. Du coup, le prof la prend en compassion et l'aide pendant une bonne partie de la leçon ! Le plus difficile est de passer de la position allongée à la position debout. On est soit trop devant, soit trop derrière ou bien la planche bascule sur le côté. Le prof nous aide en tenant la planche à l'arrière et en la stabilisant le temps qu'on se mette debout ... tout ça dans les rouleaux ! Quel triomphe quand on se tient enfin debout et qu'on fonce à toute vitesse vers la plage ! Deux heures plus tard, nous sommes des adeptes du surf, c'est sûr on recommencera ! Et on doit reconnaître qu'avec les fantastiques combinaisons de plongée, nous n'avons pas senti le froid du tout. Nous passons aussi une matinée au jardin d'enfants où Liz travaille. Les petits sont emballés par les vélos et la petite balade que nous leur faisons faire dans la cour ... nous, on est un peu fatigués : une trentaine d'enfants à pousser, mais ravis devant leurs grands sourires!

Nous quittons Christchurch très tôt, 5h30. Seul Steve est assez courageux pour se lever et nous dire au revoir ! Nous garderons un très bon souvenir de notre séjour dans cette famille accueillante. Et un grand merci à Adrian pour avoir pensé à nous !

Publié dans Nouvelle Zelande

Commenter cet article