Quatre pour un road trip

Publié le par Sylvie

Christchurch - Manapouri ... 04/02 - 15/02

Le mercredi matin nous reprenons la même route que le train, cap au nord. Il pleut tout du long et Sylvie commence à fatiguer. 400 km au volant ça fait beaucoup. La conduite à gauche ne la dérange pas mais les routes ici n'ont que deux voies donc il faut rester concentré. Les derniers 30 km longent une corniche tout en virages. Les Néo-Zélandais sont sympas, à chaque virage ils indiquent la vitesse recommandée : 45... 35... 25 km/h ! On commence à frémir, si la côte ouest est aussi sinueuse, il nous faudra des jours pour descendre. Nous retrouvons avec plaisir Marion et Matthieu au camping de Momorangi. Les petits veinards, ils ont loué un van et nous attendent au chaud ! Marion a été notre colocataire à Londres pendant 8 mois et comme on avait passé de bons moments ensemble, nous étions impatients de les revoir. On découvre nos 'cadeaux' : Psychologies et Courrier International (commandés par Sylvie mais Ben lui subtilise les deux sans vergogne), chocolat noir 90% et caramel Werthers (merci Maman !), argile verte pour les chevilles et chambres à air neuves. On aurait bien aimé du saucisson mais les réglementations des douanes sont drastiques. Le soir, on fête les anniversaires de Sylvie et Marion, nées à quelques jours d'intervalles (mais pas la même année !). Pas de pâtisseries dans ce pays de sauvage, les filles célèbrent l'événement devant une petite tarte aux fruits ... et une bouteille de vin de la région.

 

Le lendemain, direction Abel Tasman, un parc national situé au nord-ouest de l'île du sud. Nous passons une journée de rêve à faire du kayak. Soleil, grand ciel bleu, mer turquoise ... nous ne le savons pas encore mais ce sera une des rares journées ensoleillées de notre séjour en Nouvelle-Zélande. Un pingouin vient flirter avec nos kayaks. Pas du tout effrayé, il nage à côté de nous, se laisse prendre en photo... Nous pique-niquons sur une petite plage avant de continuer notre exploration des îles. Le soir, nous reprenons des forces devant un gros barbecue et ce qui va devenir une habitude pour les dix prochains jours : bières et chips au vinaigre ! Vous l'aurez compris, on ne vient pas en Nouvelle Zélande pour la gastronomie. En même temps, on se sent chez nous, les étalages de supermarché sont identiques à l'Angleterre  (interminables rayons de chips et biscuits) et il y a des fish and chips à tous les coins de rue. Tout ça est bien tentant et on doit faire d'autant plus attention à ne pas se laisser aller pour tenir notre budget. Seule ombre au tableau quand on prend l'apéro, les sandflies (mouches des sables). Minuscules insectes noirs (comme les nonos africains), on ne les entend pas et quand on en voit une, c'est trop tard, elle a déjà frappé. Un gros bouton rouge apparaît et une envie furieuse de se gratter nous prend. Ces minuscules bestioles sont une vraie calamité : on ne les entend pas donc difficile à localiser, trop petites pour être écrasées et les boutons démangent pendant plusieurs jours. Même Sylvie qui surnomme Ben son anti-moustique se fait avoir et Ben en profite : 'Tu vois ce que ça fait de se faire piquer !'.

Le lendemain, nous continuons notre route le long de la côte. Les petits villages perchés en haut des criques nous rappellent la côte Méditerranée. Ici, pas de fougères géantes mais des pins où chantent les cigales. Nous quittons la côte et longeons les gorges Buller. 'On dirait le Verdon' s'exclame Matthieu. Ce sentiment reviendra tous les jours ... impression d'être dans les Alpes, sur la Méditerranée, en Bretagne ... La flore reste un sujet d'étonnement surtout les différentes variétés de fougères, certaines aussi hautes que des arbres. Il suffit qu'on fasse une vingtaine de km pour se retrouver dans un environnement complètement différent ... c'est vrai que la Nouvelle Zélande n'est pas grande, la moitié de la superficie de la France. Mais les paysages y sont aussi variés qu'en France.

Nous passons un festival de country au milieu de nulle part. Si on avait eu un peu plus de temps, on se serait bien arrêtés ! Au cap Foulwind (littéralement, vent pollué !), nous voyons nos premiers phoques. C'est merveilleux de voir ces animaux dans leur milieu naturel. Des bébés titubent, tentent de rejoindre l'eau mais les rochers sont hauts, ils ont peur de sauter. Ils changent d'avis et vont embêter un gros mâle qui somnole au soleil. Certains phoques sont dans l'eau et tournent leur corps fuselé en bougeant leurs nageoires. Ils ont l'air patauds sur les rochers (quoique rapides) mais on voit bien que l'eau est leur élément naturel.

Arrêt suivant, Pancakes Rocks. Les falaises ressemblent effectivement à des crêpes empilées les unes sur les autres. Le phénomène s'est produit il y a des millions d'années. Des sédiments se sont déposés en couches et érodés peu à peu, créant ces 'gâteaux de crêpes'. Un signe indique 'Passage de pingouins sur 10 km'. La route passe plusieurs mètres au-dessus de la mer, on se demande si ce n'est pas pour se moquer des touristes. La route nous exaspère plusieurs fois. Bizarrement, tous les petits ponts qui enjambent des rivières sont à une voie. Un énorme 'One lane bridge' peint en blanc sur la route avertit les conducteurs puis un panneau indique quel sens a la priorité. Même quand on a la priorité, la visibilité n'est pas forcément bonne et on espère que les voitures en face ralentissent ! Certains ponts doivent être très anciens, les planches en bois apparaissent sous le bitume. Quant aux 'cédez le passage', ils ne sont pas annoncés en avance. Le premier jour, on aperçoit au loin deux grosses flèches qui partent dans des sens opposés ... un tournant un peu bizarre ? Quand on se rapproche, on se rend compte qu'il y a un panneau 'Give way' et... c'est là qu'il faut s'arrêter ! Marion et Matthieu nous évitent de justesse et s'arrêtent à côté de nous. Eux non plus n'ont pas compris le panneau ! Par contre, tous les virages sont indiqués avec la vitesse recommandée et il y a au moins dix formes différentes de virages sur les panneaux. Un sujet de distraction (dans le sens négatif) ce sont tous les panneaux pour la sécurité routière. Le message est toujours le même, 'Slow down', mais les designers de la sécurité routière se sont ingéniés à varier les pancartes : un cimetière de croix noires avec une seule rouge (toi, le conducteur !), une voiture stylisée en balle de fusil... Le temps de déchiffrer certains panneaux, on pourrait se retrouver dans le fossé ! Et nous trouvons tous ces panneaux plutôt démoralisant. Sans compter le matraquage à la télé.

Nous découvrons nos premiers glaciers : Franz Josef (dédié à l'empereur d'Autriche-Hongrie) et Fox (premier ministre néo-zélandais venu voir le glacier dans les années 1870). Une pancarte 'niveau du glacier en 1870' prévient notre déception. Les deux glaciers ont reculé de plusieurs km en une centaine d'années. Rien à voir avec la Mer de Glace mais c'est quand même impressionnant surtout quand on pense que ces glaciers sont à quelques km seulement de la mer. Nous verrons beaucoup d'autres glaciers sur l'île du Sud et aurons même l'occasion d'observer des morceaux de glace se détacher et tomber avec un bruit d'avalanche. Nous nous arrêtons à Ross sous une pluie battante pour trouver le fameux miel dont les fleurs ne fleurissent que tous les trois ans. Nous l'avons goûté chez Steve et Liz et Ben ne rêve plus que de ça ! Les buissons n'ont pas fleuri depuis 4 ans donc pas de miel cette année. Tant pis, nous goûterons le miel manuka, spécialité du pays. Le miel manuka a parait-il des propriétés curatives (le % d'activité est indiquée sur les pots). Nous achetons du 15% mais Steve nous a dit que l'on pouvait trouver du 45%, très efficace pour les rhumes. Nous avons un peu de mal à partir, la vieille dame est terriblement bavarde et il nous faut un quart d'heure pour nous échapper !

Le lac Matheson nous déçoit un peu. C'est censé être un des fameux 'reflection lake', un de ces lacs dans lesquels le paysage se reflète parfaitement. Nous avons eu l'occasion d'admirer les cartes postales, montagnes enneigées et ciel bleu se reflétant sur le lac lisse comme un miroir. Aujourd'hui, il fait gris, il n'y a pas de neige et une petite brises ride la surface du lac... finalement c'est juste un petit étang sans prétention !

La Nouvelle Zélande nous fait parfois penser à un parc Disneyland : sentiers de montagne parfaitement balisés soit avec des graviers soit avec des passerelles en bois, signes standards jaune et vert pour annoncer les points de vue ou les réserves. Tout est organisé pour le tourisme mais tout est gratuit. Il y a des i-Sites (office du tourisme) dans tous les endroits touristiques, très utiles pour internet et les infos sur la région.

Nous croisons énormément de cyclistes sur la route. A chaque fois, Ben laisse échapper un petit soupir. D'habitude, nous sommes sur nos vélos et les autres cyclistes viennent naturellement vers nous. Maintenant, nous avons la drôle de sensation d'être incognito. Nous sommes cyclistes mais personne ne vient vers nous ... eh oui, sans les vélos comment pourraient-ils deviner que nous sommes de la même famille ? Nous croisons un vélo couché et un tandem mixte (selle à l'arrière, siège à l'avant). Grosse déception à chaque fois, nous sommes sur la route, impossible de nous arrêter.

Nous nous arrêtons deux jours à Wanaka, une petite ville au bord d'un grand lac bleu, le temps de faire une balade au glacier Rob Roy. Le chemin serpente dans la forêt : fougères, grands arbres, fleurs blanches et violettes. Peu de chants d'oiseaux. Il y a mille ans, lorsque la Nouvelle Zélande n'était pas encore peuplée, les oiseaux n'avaient aucun prédateur. Les seuls mammifères vivant sur les îles étaient des chauve-souris ...plutôt inoffensif ! Beaucoup d'oiseaux ont donc développé un mode de vie sur le sol et perdu l'habitude de voler. Weka, pukeko ... sur le bord, on croise de nombreux oiseaux, ronds comme des boules sur des pattes aussi fines et longues que des allumettes suédoises. Le kiwi, aussi une grosse boule montée sur des allumettes, est en voie de disparition. Tous ces oiseaux sont devenus des proies faciles lorsque les colons ont débarqué avec, dans leurs bagages, chiens, chats et rats. L'opossum est aussi peu apprécié ici. Il abîme les arbres entre autres. Du coup, tous les magasins de souvenirs vendent bonnets et écharpes en laine mélangée mérinos et opossum ! La balade au glacier de Rob Roy commence par 30 km de 'gravel road', c'est-à-dire de route non goudronnée. Un peu bizarre étant donné que c'est une marche populaire. La voiture cahote au milieu de nuages de poussière. Les graviers sont plutôt des petites pierres, pas étonnant que les gens roulent en 4x4. Au bout de quelques km, gros bouchon, impossible d'avancer ... des centaines de moutons bloquent la route ! Le fermier est en train de les transférer d'un champ à l'autre. Des boules laineuses courent dans tous les sens sur la route et les côtés jusqu'au moment où un des moutons comprend qu'il faut passer par la barrière en face et le flot s'organise. Quelques rebelles tentent de prendre la fuite mais les collies noir et blanc (chiens de berger) les font vite rentrer dans le rang. Autant les moutons sont vraiment stupides (jusqu'à se jeter sous nos roues), autant ces chiens sont prodigieusement intelligents. En quelques minutes, ils ont regroupé le troupeau et l'ont poussé dans le champ. Le fermier n'a pas bougé de sa voiture ! Nous marchons quelques heures dans la forêt et pique-niquons au pied du glacier. Quelques morceaux de glace se détachent sous nos yeux et dévalent la pente dans une traînée blanche avec un bruit de tonnerre. Un glacier est en perpétuel mouvement : la glace s'accumule au sommet puis progresse en descendant et fond en bas, créant une multitude de torrents et de cascades. Si la glace fond plus vite qu'elle ne s'accumule en haut, le glacier recule, ce qui se passe en ce moment.

Nous descendons ensuite sur Queenstown par la route (goudronnée) la plus haute de Nouvelle Zélande. On se croirait dans les Alpes : une route en lacets serrés nous emmène au col où on manque de se faire renverser par le vent. Après une photo rapide de la vue sur le lac, nous redescendons l'autre versant à 30 à l'heure dans les lacets. Nous croisons deux cyclistes en train de peiner dans la montée, finalement, une voiture ce n'est pas si mal !

Arrêt à Arrowtown, une ville historique. Les maisons les plus anciennes ne dépassent pas les 150 ans en Nouvelle Zélande donc 'historique' nous fait toujours sourire. La Nouvelle Zélande est d'ailleurs le dernier pays au monde à avoir été découvert, au XIXème siècle. Les maisons d'Arrowtown sont dans le style colonial, repris par les bungalows modernes : murs recouverts de lattes en bois et toit en tôle ondulée (ce qui nous fait toujours un drôle d'effet, la tôle ondulée c'est pour les bidonvilles !). Nous visitons aussi le quartier chinois de l'époque. Des Chinois ont émigré au XIXème siècle, attirés par la ruée sur l'or. Ils vivaient dans de minuscules cabanes en pierre, à plusieurs dans une seule pièce sur un sol de terre battue. Bien qu'on soit en été, il fait froid alors on frissonne en pensant à ce qu'ont dû être les hivers glaciaux pour ces chercheurs d'or.

Queenstown est surnommée la 'capitale mondiale du fun et de l'aventure' ! On peut y faire du rafting, du saut à l'élastique, du jet boat dans des gorges ... le genre d'activités qui libèrent un flot d'adrénaline. On n'y reste que le temps du déjeuner (quiche aux légumes pour Marion, Matthieu et Sylvie et énorme sandwich aux boulettes de viande pour Ben le carnivore) et on repart sur Te Anau, porte d'entrée pour la route de Milford Sound. La route longe une vallée entre des montagnes comme c'est souvent le cas en Nouvelle-Zélande. Quelques arrêts à de petits lacs mais toujours pas de réflexion miroir ! Juste avant le fjord, nous traversons un horrible tunnel : pas de lumières, en travaux et en pente raide, en voilà un qu'on est bien contents de ne pas faire à vélo ! On se souvient avec effroi de la succession de tunnels non éclairés en Turquie où on avait manqué avoir un accident avec un camion (et où Benoît avait chuté dans la première dans le caniveau !).

La chance est avec nous. Après toutes ces journées nuageuses où la météo hésitait entre pluie et soleil, aujourd'hui le soleil brille dans un ciel bleu sans nuage. Exactement ce qu'il nous faut pour une petite croisière. Nous pique-niquons sur le parking attablés à l'arrière du van de Marion et Matthieu (et on se regarde pour la énième fois avec Ben : 'C'est quand même bien un van !). Un gros camping-car attire notre attention, garé sur deux places de parking de façon à pouvoir installer tables et chaises alors que le parking est plein et que les gens tournent sans trouver de place. Quel manque de civilité ! Réalistes, on s'interroge tous les quatre : 'Italiens ou Français ?'. Ben va faire négligemment un tour de leur côté : 'Désolé, ce sont des Français !'. Et ne manque pas de nous rappeler que lui au moins est Belge !! Nous montons à bord d'un tout petit bateau et au lieu des 40 passagers (capacité maximum), nous ne sommes que 10. Chouette, on ne se battra pas pour un bout de rambarde. Milford Sound est dans la région de Fiordland, la partie Sud-Ouest de l'île du sud. C'est comme un fjord norvégien : des falaises vertigineuses qui s'ouvrent et se resserrent comme le corps d'un boa en pleine digestion. Le bateau s'approche très près d'une colonie de phoques. Des familles complètes s'ébattent au soleil sur les rochers ou se rafraîchissent dans l'eau. Ils ne semblent même pas remarquer le bateau et tous les appareils photos braqués sur eux ! Un peu plus loin, c'est un pingouin qui joue les stars. Il saute sur un rocher, se cache, réapparaît puis se dandine jusqu'à l'eau. Une fois dans l'eau, il ne semble plus pataud du tout et fonce sous l'eau comme une petite torpille. Un peu plus loin, le capitaine s'amuse avec nous, il s'approche tout près d'une grande cascade. Pendant que Ben, Matthieu et Marion font semblant de se doucher, Sylvie capture enfin un arc-en-ciel avec son appareil photo. Au retour nous avons une surprise. Des keas se sont attroupés à la sortie du tunnel. Ce sont de gros perroquets verts avec quelques touches de rouge sous les ailes. Ils sont, parait-il, très malins. Nous nous sommes à peine arrêtés pour prendre des photos que l'un d'eux saute dans la voiture tandis qu'un autre atterrit sur le capot et s'en prend aux évents en caoutchouc. Sylvie a vite fait de virer l'intrus hors de la voiture au grand désespoir de Ben : 'Non, je voulais prendre une photo !'. Vu la taille du bec, nos sièges auraient été en pièces en quelques minutes ! Quand on redémarre, les keas ne veulent pas quitter le toit de la voiture ! Par la suite, on a entendu quelques anecdotes amusantes sur ces oiseaux intelligents. Deux marcheurs se sont fait enfermer par des keas dans un refuge près du Mont Cook. Les oiseaux ont compris comment le verrou extérieur fonctionnait et l'ont tiré pendant la nuit ! Les deux marcheurs ont dû sortir par la fenêtre le lendemain matin. Un autre favorite : un kea cogne avec son bec sur le toit d'un refuge un soir. Un marcheur fatigué cogne avec son piolet au plafond pour le faire taire. Après quelques échanges, le kea, curieux, envoie son copain regarder par la fenêtre et cogne sur le toit. Comme le mot 'piolet' n'existe probablement pas en langage kea, les deux compères intervertissent les positions, le deuxième cogne sur le toit pendant que le premier regarde par la fenêtre !!! Le même soir, nous dormons juste au bord du lac Gunn et rencontrons Timothée et Teresa, des amis de Marion et Matthieu. Ils sont en Nouvelle Zélande et alternent récolte de fruits et visites du pays. On a droit à quelques histoires amusantes sur la récolte des cerises. Pour chasser les oiseaux, toutes les méthodes sont bonnes : haut-parleurs diffusant le bruit d'oiseaux prédateurs, quads conduisant avec sirènes hurlant ... jusqu'aux gens tirant sur les oiseaux ! Lorsqu'il a plu, l'eau reste dans une petite cavité au sommet de chaque cerise ... qu'à cela ne tienne, on envoie les hélicoptères sécher tout ça !

Nous passons le week-end à Manapouri dans un adorable petit camping. De vieilles voitures sont garées un peu partout, des bungalows sont disposés comme dans un petit village. Marion et Matthieu ne restent qu'une soirée et repartent pour Dunedin, sur la côte est. Nous, on se prend un jour de repos !

Publié dans Nouvelle Zelande

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