Premières montagnes

Publié le par Sylvie

Chiang Mai - Chiang Khong ... 28/11 - 04/12

Le lendemain, retour sur la route, on va retrouver Dimitri après une semaine de séparation. On suit les recommandations de Roland, pédaler le long de la petite route à droite de la rivière Ping (encore elle !) plutôt qu'emprunter la grosse route à gauche. C'est sûr, c'est plus agréable mais à un moment, il faut traverser car la petite route se finit en cul-de-sac. Tous les panneaux sont en thaïs, les farangs (étrangers) n'ont qu'à emprunter la route principale. On demande à des gens sur le bord de la route mais c'est trop tard, nous voilà au bout de la route. Une écluse entourée de beaux jardins, c'est un peu incongru ! On revient sur nos pas et quelques km plus loin, voilà le pont. Un Tesco Lotus nous attire dans sa caverne d'Ali Baba mais encore une fois, on résiste à la tentation, juste des flocons d'avoine pour le petit déjeuner. On est partis tard, vers 8h30 et le détour nous a fait perdre du temps. La température monte mais on n'a pas le choix, il faut continuer. A Chiang Dao, on bifurque sur une petite route en direction des grottes. Toutes les guesthouses sont là, la route monte et pas de chance, Dimitri est à la dernière. Le cadre est très sympa mais les groupes de touristes sont passés par là. Les prix nous semblent exorbitants par rapport à Chiang Mai. On se rabat sur un bungalow sans salle de bains. On passe une bonne soirée. Dimitri nous raconte ses tribulations dans les montagnes, il a même dû pousser son vélo. Autant dire qu'on serait assis sur le bord de la route pour pleurer ... Il y a aussi un Allemand et Hollandais qui ont un bon humour. A nous cinq, on réussirait presque à oublier le groupe bruyant d'Américains à la table à côté.

On continue notre route vers le nord, une ville pratiquement à la frontière avec la Birmanie, Tha Ton. Cette fois-ci, on rentre dans les montagnes pour de bon. Sylvie a encore du mal à se faire à l'idée de rouler à la vitesse d'un marcheur alors Ben et Dimitri la préparent : 'Aujourd'hui, il y a deux montées d'environ 8 km chacune et après, il y a une belle descente'. Finalement, le paysage est tellement beau, vert et luxuriant, avec des vues sur les collines, que les montées en sont facilitées. Et les descentes sont un vrai rush d'adrénaline ! Toutes ces routes montent et descendent en lacets. Nous descendons, lancés à 40 km/h. On se penche dans les courbes comme les motards sur les circuits et après on redresse pour reprendre de la vitesse ... on va moins vite mais c'est bien plus amusant qu'une descente toute droite. C'est presque avec impatience qu'on attend la prochaine montée pour pouvoir redescendre à nouveau. On déjeune dans une petite ville et au moment de repartir, un étranger arrive à moto. Il est Norvégien et habite ici depuis plusieurs années. Encore un ! Un peu plus loin sur la route, on rattrape une cycliste anglaise. Chouette, enfin quelqu'un comme nous ! Dimitri est surpris, il l'a rencontrée à Pai, elle lui a posé plein de questions sur son voyage mais sans lui dire qu'elle aussi était à vélo. Finalement, on découvre que c'est une solitaire. Elle s'arrête pour manger, on continue et quand on la retrouve à Tha Ton, elle nous salue puis part de son côté, tant pis.  Comme on a déjà remarqué au cours de ce voyage, ce n'est pas parce que les gens voyagent à vélo qu'on accroche forcément. Soirée tranquille à Tha Ton, on dîne au bord de la rivière. Il fait froid, on ressort veste et pantalon, on est en Thaïlande quand même ! Au moment où on va se coucher, une femme sort de la chambre juste à côté et nous dit : 'Soyez timides !'. Elle a un léger accent, on comprend qu'elle n'a pas exprimé correctement ce qu'elle voulait dire. En même temps, un gros chat roux est assis devant notre porte comme s'il nous attendait ... veut-elle dire que ce matou débonnaire est agressif ? 'Soyez silencieux' corrige-t-elle en voyant nos mines perplexes. Oui, bien sûr, pourquoi serait-on bruyant ? On commence à bavarder, grelottant à moitié dans la cour. Elle est tchèque, guide de profession, et accompagne un groupe en Thaïlande. Elle parle parfaitement français, elle n'a étudié que quelques années, eh bien, ils savent enseigner les langues en République Tchèque ! Puis elle nous interroge sur notre voyage et soudain se tourne vers Sylvie : 'Mais au fait, tu es avec lequel ?'. On éclate de rire devant une telle franchise. On ne nous l'avait encore jamais sortie celle-là ! C'est vrai que quand on n'a pas nos vélos, ce n'est pas évident de savoir qui de Ben ou Dimitri complète la paire ...

A nous lire, vous pourriez penser qu'on vit comme de vrais Robinsons. Mais la télévision est là pour nous rappeler à la réalité. On suit donc jour par jour le nombre croissant de morts à Bombay. Très déprimant, surtout que nous avons été dans la plupart des endroits touchés par l'attentat. Nous sommes partis pour le sud de l'Inde de la gare Victoria, nous avons bu un vrai café accompagné d'un délicieux gâteau au Taj Mahal Hôtel, aujourd'hui en flammes sous nos yeux et nous avons déjeuné plusieurs fois au Leopold café, maintenant dévasté. La crise en Thaïlande nous affecte plus. Pour le moment, les événements restent cantonnés à Bangkok, à l'aéroport si on en croit les nouvelles. On croise les doigts pour que cette histoire soit réglée rapidement, de préférence sans violences. C'est sûr, on plaint tous les vacanciers qui sont coincés à l'aéroport mais il y a pire comme pays !

On affrète un bateau par l'intermédiaire du propriétaire de la guesthouse, on va descendre la Mae Nam Khok pour rejoindre Chiang Rai. On pourrait le faire à vélo mais on adore voir le paysage défiler tandis qu'on flotte sur l'eau. On case les vélos dans une petite pirogue aux couleurs vives. Les Thaïs veulent nous aider et commencent à balancer sacoches et vélos dans le bateau. On met vite le holà pour donner le temps à Ben et Dimitri d'arrimer les vélos en protégeant les dérailleurs. Il ne s'agirait pas qu'un des vélos saute à l'eau. On cale tout avec les sacoches et en route. Ce n'est pas aussi confortable que le gros bateau qu'on avait pris sur le Mékong, on est assis par terre sur un coussin. Par contre, les sensations sont plus fortes. Le pilote nous demande d'ailleurs de nous asseoir 'un peu plus à gauche, un peu plus à droite' de façon à répartir les poids. On fait quelques arrêts le long du parcours mais finalement c'est surtout pour nous dégourdir les jambes plutôt que par plaisir. Le premier arrêt est un village Lahu, une des minorités ethniques de Thaïlande. A peine entrés dans le village, un homme s'approche : 'Sacs, souvenirs ...'. Non, merci. Il se tourne alors vers Dimitri, le célibataire du groupe, et lui montre deux jeunes filles. Un signe avec deux doigts. Il est en train de proposer ces deux filles à Dimitri ! On n'en revient pas. Comment peuvent-ils être désespérés à ce point ? Ou est-ce de la paresse de la part des adultes ? On est vraiment déstabilisés. L'arrêt suivant est à des sources d'eau chaude. A part les fumerolles et les odeurs d'œuf pourri, rien de très excitant mais on ne se plaint pas, l'endroit est désert. Troisième stop, un soi-disant camp d'éléphants. On imagine que c'est un endroit où ils dressent et soignent les éléphants comme au centre près de Lampang. Que nenni ! Une dizaine d'éléphants sont attachés en plein soleil et attendent que des touristes viennent s'installer sur leur dos. Certains reviennent d'une promenade dans la rivière avec deux ou trois touristes ravis sur leur dos. Un pauvre animal se balance d'avant en arrière, il n'a pas l'air d'apprécier la mascarade. Autre effet écœurant du tourisme galopant, d'énormes serpents genre python sont enfermés dans des cages. Le but ? Les touristes se font prendre en photo, brandissant fièrement l'animal et le propriétaire gagne quelques bahts. On repart dégoûtés, penauds d'être Européens. Heureusement, on voit de beaux paysages et puis, il y a les rapides pour mettre un peu de piquant dans cette navigation fluviale. A certains endroits, la rivière s'emballe, le pilote 'met la gomme' et se faufile entre les rochers. Il est vraiment doué et au bout d'une vingtaine de minutes, on lui fait confiance. Quatre heures après le départ, il s'arrête près de la berge. Mais on ne voit rien aux alentours : 'Qu'est-ce qu'il y a à voir ici ? C'est Chiang Rai, on est arrivés.'. C'est vrai, en quelques minutes, on est dans le centre.

Bizarrement les prix sont plus élevés qu'à Chiang Mai. Beaucoup de gens viennent dans le nord de la Thaïlande faire de la marche, enfin, du trekking comme on dit, ça fait plus sportif ! Pour équilibrer, on choisit un hôtel avec petit déjeuner inclus et je peux vous dire que chaque matin, on rentabilise le prix de la chambre. Ben et Dimitri concourent à qui mangera le plus de toasts. On retrouve le couple américain au tandem qu'on avait croisé à Tha Ton. Ils voyagent un mois du nord au sud de la Thaïlande. On passe deux jours tranquilles à Chiang Rai. Il n'y a pas grand-chose à faire, alors on en profite pour écrire quelques cartes de vœux (arriveront-elles en avance ou en retard ? on serait bien en peine de le prédire !). A part un magnifique temple en teck, il n'y a pas beaucoup de monuments à visiter. Le soir, le marché de nuit est l'attraction de la ville. On passe devant quelques restaurants occidentaux (pâtes, pizzas et steaks), très tentant pour ceux qui mangent thaï tous les jours depuis 30 jours. Mais on ne faiblit pas, les étals du marché de nuit sont beaucoup moins cher (oui, c'est quasiment un leitmotiv pour nous, faire attention à ne pas trop dépenser). On y trouve de tout, soupe tom yam épicée, bouillon de riz, nems, crevettes et poissons frits, salade de papaye verte, jus de fruits frais ... et même des insectes frits ! L'idée d'avaler six pattes et deux antennes ne nous fait pas saliver mais Dimitri veut absolument essayer ... ça y est, il peut enfin s'autoproclamer insectivore. Le dernier jour, Dimitri retrouve Trish, une cycliste australienne qu'il avait rencontré à Pai. Elle est très sympa. Elle aime voyager seule mais on espère l'avoir décidé à rouler quelques jours avec nous. Sylvie aimerait bien avoir un peu de compagnie féminine. On dîne avec elle et une Allemande qui voyage seule. Avant elle voyageait avec son mari mais maintenant elle est seule et visiblement ce n'est pas facile. On comprend les voyageurs solitaires, ce n'est pas évident de voyager seul. Le lendemain matin, qui voit-on arriver ? Trish accompagnée d'une cycliste allemande âgée. Birgit voyage autour du monde depuis un an, toute seule et il lui est arrivé quelques aventures, en Amérique Centrale et Amérique du Sud ... braquage, vols, ce n'est vraiment pas cool quand il s'agit d'une femme seule et âgée. En plus, elle ne parle pas anglais et elle est pratiquement sourde. Un vrai tour de force ! On laisse Trish lui montrer le café internet et on décolle. Mais juste en sortant de la cour, Sylvie change de vitesse et 'klong', la chaîne passe brutalement et déraille. Ben vient la remettre et constate, qu'avec la force exercée, une dent du plateau du milieu s'est cassée et ce qui en reste est tordu. On se met donc en quête d'un magasin de vélo pour réparer. Finalement, une fille qui vend des vélos et du matériel nous prête une lime et une tenaille. Les garçons passent une bonne dizaine de minutes à limer et redresser. La dent est un peu plus courte et carrée mais il y en a déjà quelques unes comme ça sur le plateau pour aider la chaîne à passer. Entre-temps, Dimitri a repéré des sandales à clips qui lui plaisent bien. Il essaie de marchander mais pas moyen. Allez, c'est quand même moitié moins cher qu'en Europe. Et, coup de chance, quand il a renvoyé ses chaussures fermées à clip en France, Ben a récupéré les clips 'au cas où'. Eh bien, voilà ! Dimitri récupère ses clips en remerciant Ben de les lui avoir transporté depuis l'Iran !! On se met enfin en route vers 11h. Dire qu'on comptait partir 'tard' vers 9h du matin... La route se fait sans difficulté. Vers 13h, la faim se fait sentir, on s'arrête dans un petit resto au bord de la route. Comme d'habitude, il n'y a pas de menu, on pointe du doigt des nouilles et on essaie de dire sans viande en thaï mais l'accent ne doit pas être bon. La première assiette arrive avec de la viande, allez, c'est pour Ben. On aimerait bien un café pour finir le repas mais ici, la femme ne sert qu'à manger. Mais il y en a dans le magasin en face nous dit-elle. Direction le magasin d'en face où il y a du café en dosettes mais pas d'eau chaude grrrrr... Retour au resto où la femme nous donne trois tasses d'eau chaude, aaaah, c'est si bon, un café après le déjeuner ! Une Thaïe qui déjeune engage la conversation. Elle habite Bangkok où elle tient un magasin de photo et elle vient pour vendre des terrains dans le nord. Elle nous raconte qu'elle a appris la magie en Mongolie. On trouve que c'est un peu bizarre d'aller aussi loin pour des cours de magie et on lui demande où mais impossible d'obtenir un nom de ville. Dimitri se porte volontaire pour un baht symbolique. Il écrit 3 choses au sujet desquelles il veut connaître l'avenir, roule le papier en boule et le fait tomber plusieurs fois sur une grille dessinée sur un papier. Et la femme lui sort les trois mots qu'il a écrit ! Evidemment, elle lui prédit un futur positif. On est surpris, comment fait-elle pour deviner ? Sylvie est la suivante et là encore, la femme lui sort exactement les mots qu'elle a écrit. Au tour de Ben. C'est un cartésien et il se dit qu'il doit y avoir anguille sous roche. Effectivement, la femme fait un petit tour de passe-passe et échange les papiers. Le client se retrouve avec un papier blanc et la femme avec le papier 'écrit' qu'elle déplie derrière une feuille de papier. Elle fait semblant de noter les résultats quand le papier tombe sur la grille mais en fait elle lit le papier. Voilà pourquoi elle avait même reproduit la faute d'orthographe de Dimitri !! Après tous ces intermèdes on arrive à Chiang Saen de nuit. Il n'y a pas beaucoup de guesthouse, on va à celle au bord du Mékong réputée bruyante mais avec une chambre donnant sur le jardin ça devrait aller. On rencontre une cycliste anglaise, Carole, qui a bien passée l'âge de la retraite. On est admiratifs : une femme seule et âgée à vélo ! Coïncidence amusante, elle a rencontré l'Anglaise solitaire qu'on avait dépassée sur la route de Tha Ton. En fait, elles se sont rencontrées sur internet pour faire ce voyage. Mais au bout de quatre jours, Carole a craqué et elles se sont séparées. L'autre cycliste était visiblement habituée à voyager seule et avait pris de mauvaises habitudes : elle commandait les repas de Carole sans lui demander son avis, se mettait au milieu de la route quand Carole voulait la dépasser, s'arrêtait toutes les 5 min pour manger ou boire et était plutôt désagréable. Quand Carole lui a annoncé qu'elle continuait seule, l'autre lui a dit : 'Mais tu ne rentres pas en Angleterre ? Comment vas-tu te débrouiller, tu ne sais même pas lire une carte !'. Tous les cyclistes ne sont pas forcément sympathiques ... Carole reste une journée à Chiang Saen pour visiter. C'est dommage car on fait la même route au Laos. On la retrouvera à Louang Prabang. On dîne au bord du Mékong. Il y a plein de petits stands en plein air. Au menu : poisson grillé en croûte de sel, riz collant et riz sauté.

La route jusqu'à Chiang Khong longe le Mékong. Une route qui longe un fleuve, en principe c'est plat, surtout quand ce fleuve descend ... Encore une idée reçue qui vole en éclats. Les premiers 40 km sont tout en ondulations. Dès le début, on a repéré un signe 'Auberge de jeunesse et restaurant'. Ce signe nous motive, un déjeuner au bord du Mékong, quoi de mieux pour se reposer et finir la route ? L'auberge est magnifique, une belle maison en bois entourée de jardins fleuris avec une belle vue sur le fleuve. Malheureusement, les prix sont à la hauteur de la beauté du lieu ... quatre fois plus cher, on manque s'étrangler. Il ne doit pas y avoir beaucoup de passage, donc le propriétaire doit vouloir rentabiliser. Une dizaine de km plus loin, on trouve un petit resto. Le khao pat (riz sauté aux légumes) est tellement bon que Ben et Dimitri commandent immédiatement une deuxième assiette. On continue à longer le long ruban brun du Mékong et la route se met à serpenter, mauvais signe. Effectivement, ça grimpe, on dépasse les 12% de pente mais on continue à tirer sur les pédales et même à 3.5 km/h, on ne descend pas. Victoire, la plus pentue des montées jusqu'à présent et nous n'avons pas poussé. On mesure les progrès faits depuis le départ. On rejoint Dimitri en haut, lui n'est pas tombé en dessous de 7 km/h mais il a un vélo droit et il est moins chargé (c'est toujours ce qu'on se dit pour se remonter le moral). La vue est magnifique, les méandres boueux du Mékong se déroulent lascivement à nos pieds. Quelques km plus loin, on rempile. On est en train de profiter joyeusement d'une belle descente quand une pente se profile à l'horizon. Une de ses pentes que, quand on regarde d'en haut avec les skis aux pieds, on se dit : 'mais comment arriverais-je en bas sans me casser une jambe ?'. Sauf que nous, on est en bas de la pente ... On attaque bravement et, tant qu'à aller lentement se dit Sylvie, autant entrer dans l'Histoire ... 3.3 km/h voilà pour le record de lenteur. On a du mal à garder l'équilibre, on tente de monter en faisant des S mais le vélo couché n'a pas un très bon rayon de braquage, entendez par là, on manque de se casser la figure sur une pente à 14%. En plus, les pick-ups qui arrivent derrière apprécient moyennement d'être ralentis par trois vélos zigzaguant à une allure d'escargot sur LEUR route. Les deux garçons commencent à sentir des remous dans l'estomac. Forcément 500 g de riz et après, tout cet exercice. 'Je vous l'avais dit que c'était de la gourmandise' clame Sylvie ! Heureusement, les ondulations reprennent, plus de grosse pente à vaincre ... pour aujourd'hui.

Chiang Rai est une ville frontière, on retrouve donc l'atmosphère 'backpacker' et tout ce que ça implique : bars et restos décorés de façon à plaire aux farangs, de nombreux étrangers qui déambulent dans les rues ... On trouve une guesthouse toute en bois, superbe, avec une chambre pour quatre. Ça tombe bien, on aperçoit Trish qui vient vers nous. Mais elle est arrivée plus tôt et est déjà installée. Après être passés à la banque (aux dernières nouvelles, il n'y a pas de distributeur au Laos et les banques prennent 4% de commission), on la retrouve pour une fondue. La serveuse amène un grand bol métallique bombé au centre qu'elle pose sur un foyer. Un morceau de graisse pour huiler puis on place de fins morceaux de bœuf, de porc, de poulet, de poisson, de méduse au centre (un peu comme une pierrade). Autour, on verse de l'eau et on met à cuire des nouilles, des algues, de la salade, des herbes aromatiques. En dessert, plein de trucs plutôt bizarres. Ça ressemble à du tapioca mais on pense que ce sont des graines de fruit. Dans un bol, les Thaïs mélangent glace pilée, graines de fruits (gluant !!), bananes au sirop, gelée orange (provenance inconnue), lait concentré sucré et sirops de toutes les couleurs. L'ensemble a un goût très sucré et une drôle de texture ... au moins on finit le repas sur une note douce, rare en Asie où on ne trouve pas beaucoup de desserts.

Publié dans Thaïlande

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