Retour à la pollution

Publié le par Sylvie

Teheran ... 21/09 - 26/09 

Arrivée tôt le matin à Téhéran. On tambourine à la porte de l´hôtel pendant une heure. Le gardien finit par ouvrir, de mauvaise humeur:"Pas de chambre avant 14h!". L´effet du jeûne? On s´en moque, on fonce à l´ambassade du Turkménistan. En route, Sylvie reconnait enfin un avantage à la loi islamique. Le métro est bondé. Dans les wagons mixtes, il n´y a pratiquement que des hommes. Sylvie choisit donc spontanément le wagon réservé aux femmes. 3 stations plus tard, le métro se vide et Sylvie rejoint Ben.
"Remplissez ce formulaire, une photo et payez tant ... Revenez à 16h chercher votre visa". C´est la procédure normale mais le trajet de l´hôtel à l´ambassade nous prend une heure à chaque fois. En même temps, on ne va pas attendre 7h ici. On redescend donc pour déjà remonter 3h plus tard. Enfin on l´a ce visa!
Alors que nous cherchons un taxi pour la station de bus, une Peugeot 206 s´arrête et une jeune femme nous demande si nous avons besoin d´aide. La question est habituelle, tous les jours des Iraniens nous demandent si nous n´avons pas de problème. Mais cette fois, Nahid propose de nous déposer au terminal de bus puis, en route, de passer chez elle pour un thé.
C´est le début d´une merveilleuse rencontre. Après l´avoir aidé à rentrer par le balcon (elle ne retrouve pas ses clefs), nous buvons du thé et dégustons fruits et gâteaux. Son mari, Bijan, ne tarde pas à rentrer. Après les familles traditionalistes d´Isfahan, le jeune couple pas très pratiquant de Shiraz et les deux étudiantes plutôt libérées de Shiraz, nous découvrons une nouvelle facette de la population iranienne. Nahid est femme au foyer et a pris des cours d´anglais en vue de passer l´IELTS, un diplôme d´anglais requis pour émigrer. Bijan est promoteur immobilier avec son frère Pejman. Ils habitent un petit appartement dans le nord de Téhéran. Le nord de la ville est bâti sur les contreforts des montagnes Alborz, beaucoup plus frais et moins pollué que le centre de Téhéran ... Quartiers riches donc. Tous trois veulent émigrer en Australie pour échapper aux contraintes que le régime leur impose.
Très vite, ils nous proposent de rester chez eux quelques jours. Ils sont en attente de leur visa pour l´Australie et ont arrêté de travailler. On hésite un peu puis on accepte. On embarque dans le gros 4x4 de Bijan et on retourne chercher nos affaires à l´hôtel. Traverser Téhéran est à chaque fois un cauchemar. La circulation est dense et les voitures avancent à touche touche même sur les grosses artères à 3 ou 4 voies. Au passage, on prend le professeur d´anglais de Nahid. Il fait l´aller-retour avec nous juste pour nous rencontrer! Son anglais est parfait et il a l´accent de Manchester bien qu´il ne soit jamais allé en Angleterre.
Le lendemain, lundi, est jour de deuil. Les Musulmans commémorent la mort d´Imam Ali, un des 12 imams. C´est jour férié, tous les magasins sont fermés. Les rues sont vides, tous les croyants ont passé la veille au soir à la mosquée à prier, pleurer et se frapper la poitrine en signe de deuil. Ben apprends l´alphabet Farsi grace a Nahid, il est tout heureux de pouvoir lire dans la rue meme si le plus souvent c´est trop difficile a cause des lettres stylisees. Nous nous promenons dans un parc sur les hauteurs de Téhéran, il y fait encore plus frais que chez Nahid et Bijan. A l´entrée, une pancarte prévient les promeneurs:"Il est interdit de jouer d´un instrument de musique et de promener son chien". Les chiens sont considérés comme impurs et, si on peut en avoir un chez soi, on s´expose à des ennuis avec la police si on le sort dans la rue. Les gens qui se promènent ici appartiennent à une certaine classe sociale. Les foulards colorés laissent voir des coiffures élaborées et des visages fortement maquillés. Sous les manteaux, on distingue des vêtements européens. On rencontre deux amies de Nahid et Bijan, deux soeurs. L´une d´elles prépare aussi l´IELTS afin d´émigrer en Australie. Décidément, on est tombé au milieu des rebelles!
Les deux soeurs se joignent à nous pour le déjeuner et on retrouve aussi Pejman. On est en plein Ramadan, le seul endroit où on peut déjeuner est à la maison. Il est interdit de boire ou manger dans la rue. Nahid a préparé un ragoût d´agneau, pommes de terre et lentilles. Un énorme plat de riz blanc et safrané et une salade complètent le menu. La nourriture est vraiment importante pour les Iraniens et on peut dire qu´ils savent cuisiner et apprécier la nourriture. On apprécie d´autant plus qu´on se sent sevré en ce mois de Ramadan.
Nous accompagnons ensuite Pejman, Nahid et Kasra chez des voisins. Ces voisins sont très religieux et ont préparé à manger pour tout le quartier en signe de charité. Cool! On repart avec de grands bols de soupe de légumes, du riz au lait et du halva. On connaissait le halva au sésame mais celui-ci est à base de farine, huile, sucre, essence de rose ... On obtient une pâte brune friable au goût caramélisé, délicieux!
Le soir nous rencontrons la mère de Nahid, sa grande soeur et le fils de cette dernière, Hossein. Ils sont très religieux: ils jeûnent, la mère de Nahid porte le chador et Hossein est plutôt pour le régime alors que sa tante et ses deux oncles sont contre. Il pense que la situation risquerait de tourner comme en Iraq ou Afghanistan si les Américains s´en mêlait. Il n´est pas d´accord avec le gouvernement mais le voit comme un moindre mal. On est étonné par cette scission au sein d´une même famille. Mis à part ces différences d´opinions politiques et religieuses, ils s´entendent bien et on ressent beaucoup d´affection entre eux. Hossein fait son service militaire (2 ans) et nous explique qu´il ne fait pas partie de ceux qui apprennent à se battre mais qu´il est plutôt avec les mollahs pour les aider dans leur enseignement de la religion. Ceux qui sont avec les mollahs (Ahouns) sont en quelque sorte protégés des gradés. Hossein a compris comment ça marche! Le lendemain, il  doit retourner à la caserne. Il a 21 ans et on sent bien qu´il a envie de s´amuser. Malheureusement les occasions ne sont pas très nombreuses: l´alcool est interdit même chez soi, il n´y a pas de boîtes de nuit, on peut organiser des soirées chez soi mais si la musique est trop forte, la police débarque... Bijan et Pejman jouent de la musique mais comme c´est du rock, ils n´ont pas le droit de donner de concerts. Les gens écoutent la musique à plein volume dans leur voiture mais la police religieuse veille et effectue des contrôles sur les CDs. La télé satellite est interdite mais la majorité de la population à Téhéran ne s´en prive pas. Comme dit Bijan:"La police fait parfois des descentes et confisque les coupoles satellites mais on en rachète une le lendemain!".
Le plaisir de Hossein c´est le qalyan, ou narghilé. Nous voilà partis tous les 5 avec Bijan, Pejman et Hossein pour un restaurant traditionnel à l´extérieur de Téhéran. La ville est tellement grande qu´il nous faut presque une heure pour en sortir. Le restaurant est un intéressant lieu d´observation: la jeunesse dorée de Téhéran s´y retrouve pour s´amuser un peu. Les écharpes portées avec nonchalance dissimulent à peine des coiffures extravagantes et des cheveux teints en blond. On comprend enfin pourquoi de nombreuses filles ont un sparadrap blanc sur le nez... Chirurgie esthétique! Il y a plus de nez refaits à Téhéran qu´à Los Angeles!
Assis dans une cour-jardin, nous mangeons de délicieux sheshliks (côtelettes de mouton) et kebabs (brochettes de mouton). La viande fond dans la bouche, rien à voir avec les kebabs qu´on a mangé avant. Le prix n´est pas le même non plus. 10 euros le plat, 5 fois plus cher que ce dont on a l´habitude. Mais depuis qu´ils nous ont décrété leurs invités, Bijan, Nahid et leur famille refusent qu´on paye quoi que ce soit malgré nos protestations.
Hossein a fini avant tout le monde, vite un qalyan! Bijan et Pejman boivent en privé (même si c´est interdit) mais ne fument pas. Hossein, en bon musulman pratiquant, ne boit pas mais il fume! On fume un peu avec Ben mais Hossein y prend tellement de plaisir qu´on lui laisse vite le qalyan. On rentre à Téhéran sur fond de Pink Floyds à plein volume dans le 4x4. On est loin de nos nuits déjantées et réveils difficiles à Londres...
Le lendemain, on brave la circulation mais cette fois en taxi. Le gouvernement a quand même mis en place deux mesures pour tenter de réduire la circulation: seuls les taxis, les bus et certaines voitures (médecins etc.) peuvent circuler dans le centre entre 7h du matin et 5h du soir. Il y a aussi une circulation alternée jours pairs/impairs basée sur les plaques d´immatriculations. Ça laisse encore beaucoup de monde. Certains pensent que c´est la guerre Iran-Iraq qui a retardé le développement des transports en commun. Il n´y a que 5 petites lignes de métro pour 14 millions d´habitants. Les bus sont irréguliers du coup tout le monde circule en taxi (collectif ou privé ). Il n´y a pas de quotas pour les taxis, c´est l´anarchie dans les rues. Selon certaines statistiques, 1000 nouvelles voitures seraient lâchées chaque jour dans les rues de Téhéran.
On retrouve Hossein au palais du Golestan. Il est enthousiaste et nous explique qu´il veut passer tout le temps libre qu´il lui reste avec nous. On espère sincèrement qu´il obtiendra un visa et pourra réaliser son rêve de venir en France.
Nahid attire notre attention sur un van vert et blanc garé dans la rue. La police religieuse (qui ne fait qu´un avec la police civile) veille et des femmes en chador arrêtent et sermonnent les femmes qui ne respectent pas le hejab. Nahid a eu de la chance: elle est pieds nus dans ses sandales et porte du vernis à ongles. Un manteau trop court ou une écharpe trop en arrière sont aussi mal vus. Les femmes risquent une remontrance voire de se faire emmener au poste si elles ne coopèrent pas.
Le Golestan est un ensemble de palais bâtis par différents shahs autour d´un grand jardin. La décoration intérieure appartient vraiment à une autre époque: les murs sont couverts d´une mosaïque de petits miroirs. C´est sûr on ne mettrait pas ça dans notre salon!
On visite ensuite le bazaar. On a déjà vu plusieurs bazaars donc on est un peu blasé. Nahid habitait le bazaar avec ses parents. Les gens y sont tellement conservateurs que ses parents,  craignant les on-dits, insistaient pour qu´elle porte le chador.
On rentre ensuite à la maison en van puis taxi. En route, Nahid achète du halim et des beignets de pomme de terre au safran. Les Iraniens mangent le halim au petit-déjeuner. C´est un porridge composé de farine de blé, lait et viande de dinde très consistant. On saupoudre de sucre, sésame, cannelle selon les goûts.
Le lendemain, on visite le palais Niyavaran. C´est en fait un grand parc où se trouvent plusieurs palais datant des deux derniers shahs. L´un des palais est plutôt extravagant avec ses murs de miroirs éblouissants. L´autre est plus intéressant, c´est ici qu´habitait le dernier Shah, Mohammed Reza, avec sa famille. On voit le salon, la salle à manger où le dernier dîner était en l´honneur du général de Gaulle ...
Notre exposition favorite reste celle sur les frères Omidvar. Iraniens, ils ont voyagé 7 ans autour du monde à moto puis en 2CV. Un peu extravagant mais finalement tellement de monde voyage ... Oui mais c´était il y a 50 ans! Leur équipement ressemblait au nôtre (sacoches etc.) mais les conditions de voyage devaient être beaucoup plus difficiles. Les différences de culture étaient certainement beaucoup plus exacerbées qu´à l´époque actuelle de la mondialisation.
Le jeudi est le samedi des iraniens. Tout le monde fait ses courses et la ville est encore plus congestionnée que d´habitude. C´est malheureusement le jour qu´on choisit pour poster en colis. On met 1h à arriver à la poste ... En temps normal, 10 min! Beaucoup de monde au guichet des colis: des couples âgés, des jeunes filles envoient des paquets en Angleterre, en Australie, aux Etats-Unis. Les mères bourrent les colis de nourriture: pains plats, soupes en sachet, pois chiches, bonbons. On en voit une mettre une cinquantaine de DVD dans un colis. Les enfants partent étudier à l´étranger et souvent s´y installent.
Le retour à la maison, à une allure d´escargot, nous épuise et tout le monde décide de passer l´après-midi à la maison. Nahid et Bijan ont invité des amis pour la soirée: Neda (que nous avons rencontrée au parc avec sa soeur) arrive dans l´après-midi avec son mari et leur fils. Jalal, le professeur d´anglais, sa femme et leur fille arrivent plus tard ainsi que Pejman. Hossein a réussi à se libérer en prétextant qu´il voulait prendre part à la manifestation du lendemain. Le dernier vendredi de Ramazan (mois du Ramadan), certains Iraniens descendent dans la rue protester contre l´occupation de la Palestine par Israël. Ils brûlent des drapeaux israéliens au cris de "Down with Israël" (à bas Israël). Hossein n´a aucunement l´intention de se joindre à eux, il veut juste passer du temps avec nous.
Bijan et son frère improvisent un concert de rock. La batterie de Bijan occupe la majeure partie de sa chambre. Tout le monde se serre, on ferme les fenêtres et c´est parti!
Pour passer plus de temps avec ses invités, Nahid a commandé des plats à un restaurant connu: deux sortes de kebabs (filet et viande émincée), du fesenjun (noix, poulet et jus de grenade), du tatchine (gâteau de riz fourré au poulet) et une montagne de riz. En dessert, on goûte le faludeh, de la glace au safran sur un lit de vermicelles de riz. Cette soirée reste notre moment favori en Iran autant pour la cuisine que pour la compagnie. Le professeur de philosophie de Nahid et Bijan arrive un peu plus tard. La soirée se prolonge tard: le professeur lit des poèmes de Hafez, Nahid traduit pour Ben. Sylvie montre des poèmes français à Hossein sur internet. Celui-ci lui explique que la poésie française a eu une grande influence sur la structure de la poésie iranienne. Pejman sort un instrument de musique traditionnelle, une grande peau tendue sur un cercle en bois. Des anneaux accrochés tout autour ajoutent des notes aigües. Tout le monde se met à chanter des poèmes d´Hafez!
Vendredi, jour du départ. Malgré l´aide de Bija et Pejman, impossible de savoir au téléphone définitivement si on peut mettre nos vélos dans le même train que nous. On décide donc d´aller à la gare pour en avoir le coeur net. Auparavant, on s´arrête chez la mère de Nahid pour le petit-déjeuner. Elle voulait absolument nous recevoir pour un repas. Elle habite depuis quelques années dans un appartement tout neuf avec la soeur de Nahid et Hossein. Cette dernière a cédé à la pression de ses parents et épousé un homme dont elle ne voulait pas. Ils se sont séparés quelques années après la naissance d´Hossein mais les parents refusent toujours qu´ils divorcent à cause du qu´en-dira-t-on. Le frère de Bijan a vécu une histoire similaire: les parents d´une fille qu´il aimait ont refusé sa demande en mariage. Nahid et Bijan ont eu plus de chance. Ils ont 7 ans de différence, Nahid étant la plus âgée. Les deux familles étaient contre le mariage mais ils se sont enfuis et, d´après ce qu´on a compris, leurs familles ont fini par céder. En Iran, le consentement du père est requis pour qu´une fille se marie. Personne n´a su nous dire clairement si c´était une loi ou une règle de société.
Ici c´est plus traditionnel. On dort à même le sol sur de grands coussins. Le sol disparaît sous les tapis et on mange par terre sur une nappe en plastique. Ils éclatent tous de rire devant le manque de souplesse de Ben. Ce n´est pas évident de manger assis en tailleur. Hossein et sa mère jeûnent: petit-déjeuner à 4h du matin avant l´azan, l´appel à la prière, et dîner ou eftar après le coucher du soleil. La grand-mère a déjeûné très tôt (elle ne jeûne pas à cause de son âge). On n´est donc que 3 à manger avec Nahid sous le regard des autres. C´est un peu gênant pour nous qui sommes habitués à ne commencer à manger qu´une fois tout le monde servi. Ce matin, le petit déjeuner se compose d´un fromage mou au cumin qu´on tartine sur du pain plat, du beurre, des noix, des dattes, et des cerises au sirop, le tout arrosé de thé. Il y a aussi des petits chocolats et, voyant nos mines réjouies, la grand-mère nous offre le paquet!
Elle est revenue il y a deux semaines d´un pèlerinage à la Mecque avec sa fille. Elle a ramené des cadeaux pour la famille et insiste pour que Sylvie accepte une écharpe en souvenir. C´est l´équivalent de nos chapelets de Rome...
Aujourd´hui c´est vendredi, dimanche pour les Iraniens. Les rues sont vides d´autant plus qu´il va y avoir la manifestation contre Israël. A 9h du matin, il n´y a que des policiers garés aux coins des rues. La gare est à l´opposé, au sud, mais on ne met qu´une demie heure. En temps  normal, il faudrait presque 2h! Nahid et Hossein aplanissent les difficultés et nous sont d´une aide précieuse. On rencontre l´adjoint du chef de gare:"Soyez là 1/2h avant le départ, je m´occuperais de vous". On retraverse Téhéran et ses rues désertes, musique arabe à fond (en honneur aux Palestiniens dit Hossein en riant), dansant tous les 4 dans la petite Peugeot 206 de Nahid.
C´est un trait de caractère des Iraniens qui nous a marqué: là où un Français aurait 1000 raisons de se plaindre et ne s´en priverait pas, ils restent souriants et de bonne humeur. Les contraintes ont développé leur sens d´adaptation, ils résistent chacun à leur façon: les filles relâchent leur foulard, les hommes se débrouillent pour trouver de l´alcool (certains font leur vin!)... Ils ont toujours une parole accueillante pour les étrangers. Par tradition certainement mais probablement aussi pour atténuer la mauvaise réputation que leur pays a à l´étranger. Combien de fois ne nous a-t-on pas demandé dans la rue:"Que pensez-vous de l´Iran?". On repense à l´énergie déployée par les Serbes pour faire oublier aux étrangers la guerre qui a stigmatisé leur pays.
Le système politique est si centralisé que les Iraniens savent qu´ils ont peu de chance de s´en sortir aux prochaines élections en mai 2009. A l´étranger on ne connait que le président et le Parlement (Majlis). En réalité, le pays est tenu par le chef suprême, Ayatollah Khameini (depuis 1989) et le Guardian Council, 6 juristes et 6 religieux (mollahs). Le chef suprême est élu par le Conseil. En retour, il désigne les 6 mollahs et le chef de la justice qui lui même désigne les 6 juristes du Conseil. Les candidats à la présidence et au Parlement peuvent être rejetés par le chef suprême. 2000 sur près des 8000 candidats se sont vus interdire de participer aux dernières élections du Parlement.
Avant le départ, nous rendons visite à des amis de Nahid et Bijan. Ils ont habité en Allemagne mais sont rentrés il y a 12 ans. Ils se sentaient trop étrangers.
Nous disons au revoir à toute la famille, peut-être en Australie! C´est sûr nous garderons un merveilleux souvenir de l´Iran!
A la gare nous rencontrons Rassoul et sa femme Delaram, deux cyclistes de Téhéran que nous avons connus sur voyageforum. On bavarde une heure et ils doivent déjà repartir.
L´embarquement des vélos se passe comme un rêve. Le chef de la gare vient en personne s´assurer que tout se passe bien. Les vélos sont carrement dans un compartiment passager de 4 fermé à clef, que demander de plus! Le chef de la station insiste pour que l´on ait un compartiment de 4 pour nous tout seuls, le luxe! Dîner et petit-déjeuner inclus et film Iranien en prime. C´est un train chinois, les banquettes vertes nous rappellent de bons souvenirs! 

Publié dans Iran

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