Iran, Iran pas?

Publié le par Sylvie

Istanbul ... 14/07 - 17/07

Le mardi matin, alors que nous avons le coeur gros à l´idée de quitter notre palais des mille et une nuits, le verdict tombe: "Votre demande de visas pour l´Iran a été refusée!". A notre question "Pourquoi?", l´agence transmet la réponse du gouvernement: "C´est top secret". En d´autres circonstances la flatterie nous consolerait, mais là ... On est très déçus: nous avions rencontré un cycliste autrichien qui avait passé 3 mois en Iran tellement il s´y plaisait et nous avions aussi quelques contacts sur Téhéran. Avant d´abandonner, nous décidons d´essayer avec une autre agence. En cas d´échec, nous devrons prendre la même route que Benoît: Géorgie, Azerbaïdjan, bateau Baku - Kazakhstan et 2 jours de train pour rejoindre l´Ouzbékistan. En même temps, nous devons nous décider entre la Cappadoce (centre) et la Mer Noire (Nord). Les 2 options nous tentent également! Finalement, nous décidons de faire un bout de chemin avec Benoît qui passe par la Mer Noire, on décidera plus tard!

Cette semaine est plus relax. Nous déménageons à Sultanahmet et Benoît quitte son Harem (un dortoir de 24 lits!) pour partager une chambre de 4 avec nous. Les journées se passent à bavarder et rêver à la suite de nos voyages au frais dans la chambre ... Le soir, après un kebab et une tasse de thé, nous allons voir les dervicheurs tourneurs. Nous espérons secrètement les voir tomber quand ils s´arrêtent après 10 min à tournoyer mais rien, pas un vacillement!

Les derniers jours, nous faisons 2 rencontres très intéressantes. Koray, un des concierges du Hilton avec qui nous avons sympathisé, nous rejoint avec son amie pour prendre un verre. Tous 2 parlent parfaitement anglais. Koray a fait son armée avec l´Otan, à Mons en Belgique. Ben y a de la famille! Son amie étudie à Cran- Montana en Suisse pour devenir chef cuisinier. Nous passons une super soirée!

Nous rencontrons aussi Sabine, une Française qui habite depuis 12 ans à Istanbul. Nous apprenons énormément sur les Turcs, leur culture, et la Turquie. Notamment qu´ici, ce n´est pas poli de laisser une assiette vide sur la table. Donc même si les autres convives n´ont pas terminé, ne vous étonnez pas de voir votre assiette se volatiliser et un çay arriver promptement. Cette façon de faire nous agaçait au début, en France c´est impoli de retirer les assiettes tant que tout le monde n´a pas fini! Maintenant, on s´arrange pour finir en même temps!

Publié dans Turquie

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